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BAB IL ONE ?

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Babylone

Babylone (akkadien : Bāb-ili(m)[1], sumérien KÁ.DINGIR.RA[1], arabe بابل Bābil) est une ville antique de Mésopotamie située sur l’Euphrate dans ce qui est aujourd’hui l’Irak, à environ 100 km au sud de l’actuelle Bagdad, près de la ville moderne de Hilla

Son prestige s’étend au-delà de la Mésopotamie, notamment en raison des monuments célèbres qui y ont été construits, comme ses grandes murailles, sa ziggurat (Etemenanki) qui a inspiré le mythe de la tour de Babel et les jardins suspendus dont l’emplacement n’a toujours pas été identifié.

les ruines des ziggurats rappelaient la Tour de Babel, l'emplacement du site de Babylone ne fut jamais réellement perdu, une partie de celui-ci conservant son ancien nom, Bābil.

 Le site de Babylone fut régulièrement parcouru par des fouilleurs dans la seconde moitié du XIXe siècle après ces premiers chantiers. En 1862, le consul français Pacifique Delaporte trouva une tombe parthe richement dotée en objets qui furent expédiés au musée du Louvre.

 Cela se faisait parallèlement à des fouilles, organisées par des équipes britanniques, sous la direction d'Hormuzd Rassam dans les années 1870, qui réussit à rapporter plusieurs objets de choix au British Museum, notamment le cylindre de Cyrus

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cylindre_de_Cyrus

Histoire du Cylindre

Il a été découvert à Babylone en 1879, et est depuis exposé au British Museum de Londres.

Ce document est couramment mentionné comme étant la « première charte des droits de l'homme », mais une telle filiation est controversée.

En 1971, l'ONU l'a traduit dans toutes ses langues officielles.

On peut en fait le restituer dans une tradition mésopotamienne présentant l'idéal du roi juste, dont le premier exemple connu est celui du roi Urukagina de Lagash, ayant régné au XXIVe siècle av. J.‑C., et dont un des autres illustres représentants est Hammurabi de Babylone, avec son fameux code datant du XVIIIe siècle av. J.‑C..

 

Contenu du texte du Cylindre

Présentation générale

Ce texte est avant tout un acte de propagande royale, montrant la façon avec laquelle le nouveau maître de Babylone s'attache ses nouveaux sujets, en mettant en avant sa valeur, en s'inscrivant dans la tradition babylonienne, et en s'appuyant sur les groupes de personnes hostiles à Nabonide.

La proclamation des décisions justes prise par Cyrus II n'est qu'une partie du texte. Le début retrace les événements ayant amené à la prise de Babylone par Cyrus : il y est décrit comment Nabonide était un mauvais roi qui a attiré sur lui la colère du grand dieu national Marduk, qui a alors cherché un nouvel élu pour sa ville et choisi Cyrus. Il a permis à ce dernier de remporter une grande victoire contre les Mèdes, et, devant l'attitude juste de celui-ci, il l'a chargé de prendre Babylone pour devenir le « Roi du Monde ». Le texte décrit comment cet avènement fut reçu avec une grande satisfaction par les Babyloniens, contents d'être débarrassés de Nabonide. Cette partie du texte est très proche dans l'esprit de la Chronique de Nabonide, relatant les mêmes événements avec la même partialité. Elle retranscrit l'état de pensée des anciens opposants de Nabonide, dont devaient faire partie les puissants membres du clergé de Marduk à Babylone que celui-ci avait beaucoup lésé.

Viennent ensuite les mesures prises par Cyrus pour les Babyloniens : il règne pacifiquement, délivre certaines personnes de corvées injustes, octroie aux gens des pays déportés le droit de retour dans leur pays d'origine, laisse les statues de divinités autrefois emmenées à Babylone revenir dans leurs sanctuaires d'origine et, pour conclure, proclame la liberté totale de culte dans son empire.

La fin du texte, lacunaire, commémore la reconstruction de Dur-Imgur-Enlil, une muraille de Babylone.

 

Extrait de l'édit

Extrait du texte du Cylindre.

« Je suis Cyrus, roi du monde, grand roi, puissant roi, roi de Babylone, roi de Sumer et d'Akkad, roi des quatre quarts, le fils de Cambyse, grand roi, roi d'Anšan, petit-fils de Cyrus, grand roi, roi d'Anšan, descendant de Teispès, grand roi, roi d'Anšan, d'une lignée royale éternelle, dont Bel et Nabû aiment la royauté, dont ils désirent le gouvernement pour le plaisir de leur cœur. Quand je suis entré à Babylone d'une manière pacifique, j'établis ma demeure seigneuriale dans le palais royal au sein des réjouissances et du bonheur. Marduk, le grand seigneur, fixa comme son destin pour moi un cœur magnanime d'un être aimant Babylone, et je m'emploie à sa dévotion au quotidien. Ma vaste armée marcha sur Babylone en paix ; je ne permis à personne d'effrayer les peuples de Sumer et d'Akkad. J'ai recherché le bien-être de la ville de Babylone et de tous ses centres sacrés. Pour ce qui est des citoyens de Babylone, auxquels Nabonide avait imposé une corvée n'étant pas le souhait des dieux et ne [...] convenant guère [aux citoyens], je soulageai leur lassitude et les libérai de leur service. Marduk, le grand seigneur, se réjouit de mes bonnes actions. Il donna sa gracieuse bénédiction à moi, Cyrus, le roi qui le vénère, et à Cambyse, le fils qui est ma progéniture, et à toute mon armée, et en paix, devant lui, nous nous déplaçâmes en amitié. Par sa parole exaltée, tous les rois qui siègent sur des trônes à travers le monde, de la mer Supérieure à la mer Inférieure, qui vivent en des districts fort éloignés, les rois de l'Ouest, qui résident en des tentes, tous, apportèrent leur lourd tribut devant moi et à Babylone embrassèrent mes pieds. De Babylone à Assur et de Suze, Agade, Eshnunna, Zamban, Me-Turnu, Der, d'aussi loin que la région de Gutium, les centres sacrés de l'autre côté du Tigre, dont les sanctuaires avaient été abandonnés pendant longtemps, je retournai les images des dieux, qui avaient résidé [à Babylone], à leur place et je les laissai résider en leurs demeures éternelles.

Je rassemblai tous leurs habitants et leur redonnai leurs résidences. En plus, sur commande de Marduk, le grand seigneur, j'installai en leurs habitats, en d'agréables demeures, les dieux de Sumer et Akkad, que Nabonide, provoquant la colère du seigneur des dieux, avait apportés à Babylone. Puissent tous les dieux que j'installai dans leurs centres sacrés demander quotidiennement à Bel et Nabû que mes jours soient longs, et puissent-ils intercéder pour mon bien-être. [...] Le peuple de Babylone bénit mon règne, et j'établis toutes les terres en de pacifiques demeures[3]. »

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Les fouilles allemandes

Le chantier des fouilles allemandes sur le tell du Kasr au début du XXe siècle.
Les murs de la Voie processionnelle et la porte d'Ishtar reconstruits au Pergamon Museum de Berlin.

C'est en 1897 que Robert Johann Koldewey vint à Babylone et décida de prendre en charge ses fouilles à une échelle sans précédent. L'année suivante, la Deutsche Orient-Gesellschaft (DOG, Société orientale allemande) est créée pour mobiliser les fonds nécessaires à ce projet, en même temps que le département oriental des musées prussiens qui devra recevoir des trouvailles effectuées lors des fouilles, le tout bénéficiant de l'appui de l'empereur Guillaume II, qui manifeste un vif intérêt pour l'antiquité orientale[5]. Les fouilles débutent l'année même, et durent jusqu'en 1917, chantier exceptionnel par sa durée pour l'époque, d'autant plus que les recherches ne s'interrompaient pas une seule fois dans l'année, contrairement aux pratiques actuelles. Du fait de l'ampleur du site et des objectifs (redécouvertes scientifique du site et dégagement puis envoi de pièces majeures à Berlin), une logistique lourde est mise en place par Koldewey et ses assistants, notamment Walter Andrae. Plusieurs chantiers ont lieu en même temps (souvent trois, parfois cinq), les effectifs d'ouvriers dégageant les tells explorés atteignent rapidement 150 à 200 personnes, et même 250 au maximum. L'équipe a également pour but d'entreprendre des chantiers sur d'autres sites, et elle explore Birs Nimrud (Borsippa), Fara (Shuruppak), puis Qala'at Shergat (Assur) où Andrae est affecté en permanence de 1903 à 1913. Les fouilles à Babylone permettent de dégager plusieurs monuments majeurs et d'en laisser des plans et autres données d'une qualité inédite jusqu'alors dans l'histoire de l'archéologie mésopotamienne, le directeur des fouilles, architecte de formation, ayant un intérêt marqué pour la restitution des bâtiments anciens à la différence de nombre des autres archéologues l'ayant précédé qui se focalisaient avant tout vers les trouvailles d'objets sans trop se soucier de préserver les bâtiments anciens. Le Kasr, le tell des palais royaux principaux, est le premier exploré, avant le complexe de Marduk (tells Amran Ibn Ali et le Sahn). Ils restent les chantiers principaux. Le palais du tell Babil est également exploré, ainsi que des temples sur le tell d'Ishin Aswad, la « Voie processionnelle » et le quartier résidentiel du Merkès à partir du 1907. Dès 1913, Koldewey publie les résultats des découvertes dans l'ouvrage Das wiedererstehende Babylon (« La résurrection de Babylone »), livre qui fait l'objet de plusieurs rééditions jusqu'à sa mort en 1925 et est depuis devenu un classique de l'archéologie mésopotamienne[6]. Au final, une documentation impressionnante et de grande qualité au regard des autres chantiers de l'époque a pu être collectée pour être analysée, mais l'ampleur du site fait que seule une petite partie en est connue même si les principaux bâtiments ont été explorés. Parallèlement, des trouvailles sont expédiées en Allemagne comme prévu dans les objectifs des fouilles, notamment les reliefs glaçurés de la porte d'Ishtar et de la Voie processionnelle qui sont reconstitués au Pergamon Museum. Les fouilles sont moins intenses à partir du déclenchement de la guerre, en 1914, qui appelle de nombreux fouilleurs allemands et locaux sous les drapeaux. Koldewey reste jusqu'en 1917 avec une équipe limitée.

 

Reconstructions et dégradations : une histoire récente tourmentée

Le palais de Saddam Hussein à Babylone, en 2003.

Durant les années 1960 et 1970, les équipes archéologiques irakiennes entreprennent la restauration des monuments antiques du pays, dans un but touristique, en particulier le temple de Ninmah, le tout en parallèle avec de nouvelles fouilles. Le site de Babylone est au premier rang, vu qu'il est rapidement devenu un symbole de l'Irak dès les débuts de cet État, une statue de lion du site figurant par exemple sur des timbres. À partir de 1978, le programme de reconstruction se fait plus intense, en lien avec la volonté de Saddam Hussein, qui dirige l'Irak de 1979 à 2003 et cherche à se rattacher au passé antique de la Mésopotamie pour des besoins de propagande, en se présentant parfois comme successeur de Hammurabi et de Nabuchodonosor II (et également de souverains assyriens). Les enjeux politiques se mêlent donc à des enjeux touristiques, et Babylone doit (à nouveau) servir de lieu de manifestation du pouvoir : les murs de certains monuments sont restaurés, une partie des murailles, avec la porte d'Ishtar, et certains bâtiments sont remaniés, comme le palais Sud dont la salle du trône est adaptée pour pouvoir servir lors de concerts et de réceptions ou le théâtre grec qui est doté de 2 500 places pour servir lors de spectacles. Saddam Hussein laisse même des inscriptions de fondation comme le faisaient les anciens souverains babyloniens, et se fait construire un palais sur une des trois collines artificielles qui sont alors érigées sur le site. Plusieurs festivités ont lieu régulièrement à Babylone[10]. Ces actions sont critiquées par les archéologues, parce qu'elles empêchent les fouilles sur une grande partie du site, et accélèrent la dégradation de certains des monuments anciens, déjà endommagés par les fouilles précédentes qui avaient emporté des parties de certains d'entre eux vers les musées européens et par l'érosion qui s'accélérait depuis qu'ils avaient été dégagés.

Des US Marines devant les ruines reconstruites de Babylone, en 2003.

Les dégradations du site de Babylone ont empiré à la suite de l'invasion de l'Irak de 2003 par les armées américaines. En effet, le site de Babylone est retenu pour établir le « camp Alpha », une base militaire américano-polonaise de 150 hectares et au moins 2 000 soldats, comprenant notamment un héliport militaire. 

 La première attestation assurée du nom de Babylone dans un texte cunéiforme date de l'époque du règne de Shar-kali-sharri (2218-2193 av. J.-C.), roi de l'Empire d'Akkad dont elle fait partie, et qui y restaure deux temples. La ville y apparaît en logogrammes sumériens sous la forme KÁ.DINGIR, « porte du Dieu »[12]. Cela semble indiquer que le nom ancien de la ville a alors été réinterprété par la population akkadienne la peuplant comme bāb-ili(m), « porte du Dieu », qui apparaît souvent sous sa forme sumérienne, KÁ.DINGIR.RA (la terminaison -RA étant la marque du datif). Par la suite, on trouve également dans les textes la forme bāb-ilāni, « la porte des Dieux ». Les noms akkadiens de la ville sont à l'origine du grec Babylon, de l'hébreu Babel ou encore de l'arabe Bābil.

 Sumu-la-El (18801845 av. J.-C.) est le véritable ancêtre de la Première dynastie de Babylone, car il est sans lien familial avec son prédécesseur tandis que tous ses successeurs sont ses descendants. Ceux-ci agrandissent progressivement le royaume qui était alors limité à la ville et ses alentours, et sous Sîn-Muballit (18121793 av. J.-C.

 

Le roi Hammurabi de Babylone face au dieu Shamash, détail de la stèle du Code de Hammurabi, XVIIIe siècle av. J.‑C.

 Peu de choses sont connues sur le visage de Babylone à l'époque de sa première dynastie[18]. Il s'agit manifestement de la période de son premier essor. Cela est dû à plusieurs facteurs : avant tout la présence d'une puissante dynastie, mais aussi à une situation géographique dont elle sait profiter, dans une riche région d'agriculture irriguée, le long d'un bras de l'Euphrate et près du Tigre qui constitue un axe de communication majeur entre la Syrie, la Haute Mésopotamie, le plateau Iranien et le sud mésopotamien ouvrant sur le golfe Persique

 Le premier roi de la dynastie, Sumu-la-El, a construit un nouveau mur d'enceinte pour la ville et le palais royal que ses successeurs occupent après lui

  En dehors de leur lieu de vie, les rois paléo-babyloniens entreprennent régulièrement des chantiers dans leur capitale, qui concernent avant tout ses murailles, ses portes et surtout ses nombreux temples, qui peuvent être souvent localisés car ils sont connus par des textes des époques postérieures. Ils rapportent également les offrandes somptueuses dont ils gratifient certaines divinités de la ville. L'Esagil, le temple du grand dieu local Marduk, fait l'objet de leurs attentions. Sa ziggurat n'est pas mentionnée, mais les relevés archéologiques semblent la dater de cette période. Les textes du Merkes indiquent pour leur part que le quartier situé en ce lieu était nommé « Ville neuve orientale », et était notamment habité par une catégorie de prêtresses appelées nadītum, caractéristiques de l'époque paléo-babylonienne[25].

 Ce récit fait de Babylone une cité construite par les dieux et située au centre du Monde, au contact du Ciel et de la Terre (matérialisé par sa ziggurat, dont le nom signifie « Maison-lien du Ciel et de la Terre »). Il est généralement considéré que c'est à ce moment qu'est rédigé le texte topographique appelé d'après son incipit TINTIR=Babilu, qui rapporte notamment l'emplacement de tous les lieux de culte de la ville, en conséquence de ce statut de ville sainte pour Babylone[37].

http://fr.wikipedia.org/wiki/Esagil

Esagil

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Plan des zones fouillées dans le complexe du dieu Marduk à Babylone : au sud l'Esagil, et au nord la ziggurat Etemenanki dans sa grande enceinte.

L'Esagil est le temple principal du dieu Marduk, situé dans le quartier sacré de Babylone, la ville dont il est la divinité tutélaire. Son nom vient du sumérien É.SAG.IL et signifie "Le temple au pinâcle surélevé". À ses côtés avait été construite la ziggurat Etemenanki.

L'Esagil est probablement né avec Babylone, dans des temps reculés. Il a eu une histoire trouble, à l'image de celle de la cité, dont il a subi tous les désastres, du raid des Hittites provoquant la chute de la première dynastie babylonienne, et qui dérobèrent les statues de Marduk et de Zarpanitu, récupérées plus tard sous les Kassites, à la destruction de cette dernière dynastie par l'Élam, puis aux nombreux raids assyriens, dont le plus terrible, celui infligé par Sennacherib, qui détruisit la ziggurat, qui sera restaurée par ses successeurs. L'Esagil fut restauré par Assarhaddon, malgré le fait que Marduk ait ordonné à ses prêtres que cela ne soit pas fait avant une certaine durée après le précédent désastre. Nabuchodonosor II, le plus prestigieux souverain chaldéen, le restaura, et Nabonide ne le délaissa pas non plus. Le roi Perse Xerxès endommagea le temple et sa ziggurat pour punir une révolte de la ville. Sous les Séleucides, un de ses prêtres, Bérose, rédigea les fameuses Babyloniaka. Après, l'Esagil sombra dans l'oubli avec Babylone, aux premières lueurs de notre ère.

Ce temple était situé dans une enceinte au bord de l'Euphrate, juste à côté de la ziggurat. Il a été exploré en partie au cours des fouilles de Babylone dirigées par Robert Koldewey au début du XXe siècle, et sa longueur a été estimée à 150 mètres. Ses dépendances formaient un quadrilatère d'environ 500 mètres de côté (plus pour la longueur, moins pour la largeur). Son plan passe pour avoir été tracé par le dieu Marduk lui-même. Le temple lui-même avait une forme en "L" retourné, de 180 mètres de longueur et de 120 mètres de largeur environ, et sa hauteur a été estimée à 10 mètres. On y entrait par une cour extérieure, pour ensuite parvenir, après avoir passé une porte monumentale, dans la cour centrale, située dans la partie principale de l'édifice, un bâtiment de 85 mètres sur 80 mètres. Autour de cette cour, on trouvait plusieurs chambres contenant tout ce qui était nécessaire pour le culte et les prêtres. On parvenait ensuite à la cella de Marduk, l'Ekua, située en face de l'entrée reliant la cour intérieure à l'extérieur. À ses côtés se trouvaient celles des membres de sa famille, Zarpanitum sa parèdre, au nord, et son fils Nabû, au sud. On trouvait dans ces chapelles la statue des divinités, qui étaient vêtues tous les matins par les ministres du culte au cours d'une cérémonie précise. Deux autres portes étaient percées dans les façades nord et sud du bâtiment, à l'opposé l'une de l'autre. Au sud de la première cour a été ajoutée une troisième cour que l'on rejoignait par l'est.

 

L'importance de ce lieu laisse imaginer sa richesse, dont on a hélas retrouvé que peu de choses du fait des nombreux pillages qu'il a subi, fait courant à cette époque. Hérodote lui-même prétendait avoir vu une statue du dieu en or, et cite d'autres richesses encore. On sait par Nabuchodonosor que les murs de l'Ekua étaient recouverts d'or. Tout le mobilier, les objets dédiés au culte de Marduk avaient une grande valeur. On trouvait de plus de nombreuses statues de personnages et créatures mythologiques, en bronze et même en argent. Le prestige de l'Esagil lui permit de devenir un agent économique majeur dans sa contrée, grâce à l'étendue de ses possessions.

L'Enuma Elish, l'Épopée de la Création, récit théologique élevant Marduk au rang de roi des dieux, et faisant de lui le créateur du Monde et des Hommes, donnait aussi l'origine de l'Esagil. Le temple passait pour avoir été bâti par les dieux eux-mêmes sur le premières terres émergées de l'Apsû, les eaux souterraines, en l'honneur de leur nouveau roi Marduk, ainsi que d'eux-mêmes.

Ainsi, l'Esagil était la maison du roi des dieux, dont l'image (la statue censée assurer sa présence réelle)

trônait dans l'Ekua, la chapelle sacrée, mais aussi celle de tous les dieux, dont les statues

se trouvaient dans les autres chapelles entourant la cour intérieure (ce qui explique la taille de l'édifice).

Pour les Mésopotamiens ce lieu, premier émergé du chaos, est aussi le centre du Monde, le lieu où fut créé toute chose se trouvant sur terre. C'est pour cela que Babylone était représentée sur les cartes du Monde des Mésopotamiens au centre.

Mais le "centre du centre", c'était l'Esagil, souvenir d'un temps où l'Homme n'existait pas encore, l'œuvre des dieux. Cela explique pourquoi ce lieu avait cette importance pour les croyants de tout le pays.

 

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