SONGES DE PHARAON.7 ANNéES GRASSES ET 7 ANNéES FAMINE: VENT D'ORIENT ! PROVISIONS! ON: CULTE SOLEIL HELIOPOLIS! FILS JOSEPH: MANASSE EPHRAÏM

41:1 Deux ans plus tard, Pharaon eut un SONGE. VOICI : il se tenait près du fleuve, 2 et du fleuve montèrent sept vaches belles et grasses, et elles se mirent à paître l'herbe.

3 Après elles, montèrent du fleuve sept autres vaches, laides et maigres, et elles vinrent se placer près des vaches sur la berge. 

4 Et les vaches laides et maigres dévorèrent les sept vaches belles et grasses. Alors Pharaon s'éveilla.

5 Il se rendormit et eut un SECOND SONGE. ET VOICI : sept épis montèrent d'une même tige, gras et beaux.

6 Et sept épis maigres et brûlés par le vent d'orient poussèrent après.

7 Et les épis maigres ENGLOUTIRENT les sept épis gras et pleins. Alors Pharaon s'éveilla. Et voilà c'était un songe.

8 Le matin, Pharaon, l'esprit agité, fit appeler TOUS LES DEVINS ET LES SAGES D'EGYPTE. Il leur raconta ses songes, mais personne ne put les expliquer à Pharaon. 

9 Alors le chef des échansons, prenant la parole, dit à Pharaon : "Je vais rappeler aujourd'hui mes fautes. 10 Pharaon était irrité contre ses serviteurs, et il m'avait mis en prison dans la maison du chef des gardes, moi et le chef des panetiers.

11 Nous eûmes un songe la même nuit, moi et lui, nos songes avaient CHACUN LEUR SIGNIFICATION.

12 Il y avait là avec nous un jeune Hébreu, serviteur du chef des gardes. Nous lui racontâmes nos songes, et il nous en donna l'interprétation; il interpréta le songe de chacun, 13 et les choses se passèrent comme il avait interprété : moi, Pharaon me rétablit dans mon poste, et lui, on le pendit".

(bas de page : 41.1. Le fleuve, dans le texte Yeor, mot égyptien : le Nil.)

14 Pharaon envoya appeler Joseph, et on le fit sortir en hâte de la prison. Il se rasa, changea de vêtements et se rendit vers Pharaon.

15 Et Pharaon dit à Joseph : "J'ai eu un songe que personne ne peut interpréter; et j'ai entendu dire de toi que tu t'entends à interpréter les songes".

16 Joseph répondit à Pharaon en disant : "Ce n'est pas moi, c'est Ilohim qui donnera une réponse favorable au Pharaon".

17 Pharaon dit à Joseph : "Dans mon songe, voici, je me tenais sur le bord du fleuve, 18 du fleuve montèrent sept vaches grasses et belles, et elles se mirent à paître l'herbe. 19 Après elles montèrent sept autres vaches, maigres, fort laides et décharnées; je n'en ai jamais vu d'aussis laides dans tout le pays d'Egypte.

20 Les vaches maigres et laides dévorèrent les sept premières vaches, les grasses; 21 celles-ci entrèrent dans leur ventre sans qu'il parût qu'elles y fussent entrées; leur aspect était aussi laid qu'auparavant; et je m'éveillai.

22 Je vis encore un songe; le voici : sept épis montèrent sur une même tige, pleins et beaux; 23 et sept épis chétifs, maigres et brûlés par le vent d'orient poussèrent après eux. 24 Et les épis maigres ENGLOUTIRENT les sept beaux épis. 

J'ai raconté cela aux devins, et aucun ne me l'explique".

25 Joseph dit à Pharaon : "Le songe de Pharaon est un; Ilohim a fait connaître à Pharaon ce qu'IL VA FAIRE.

26 Les sept belles vaches sont sept années, et les sept beaux épis sont sept années, c'est un seul songe.

27 Les sept vaches chétives et laides qui montaient après elles sont sept années, et les sept épis vides, brûlés par LE VENT D'ORIENT, seront sept années de FAMINE. 

28 Telle est la parole que j'ai dite à Pharaon : ILOHIM A FAIT VOIR à PHARAON CE QU'IL VA FAIRE.

29 Voici, sept années de GRANDE ABONDANCE vont venir dans tout le pays d'Egypte. 30 Sept années de FAMINE VIENDRONT ENSUITE, et l'on OUBLIERA TOUTE CETTE ABONDANCE dans le pays d'Egypte, et LA FAMINE CONSUMERA LE PAYS.

31 On ne s'apercevra PLUS DE L'ABONDANCE à CAUSE DE CETTE FAMINE qui suivra dans le pays, tant elle sera grande.

32 ET si le songe a été répété à Pharaon DEUX FOIS,

C'EST QUE LA CHOSE EST décidée DE LA PART DE ILOHIM,

ET QUE ILOHIM SE HÂTERA DE L'EXéCUTER.

33 Maintenant, que Pharaon voie un homme INTELLIGENT ET SAGE, à préposer au pays d'Egypte.

34 Que Pharaon veille à installer des intendants sur le pays, pour lever un cinquième des récoltes du pays d'Egypte pendant les sept années d'abondance.

35 Qu'ils rassemblent toute SORTE DE PROVISIONS PENDANT CES BONNES ANNéES qui viennent; qu'ils fassent des amas de blé à la disposition de Pharaon, comme provisions dans les villes, et qu'ils les conservent. 

36 Ces provisions seront pour le pays une réserve pour les sept années de FAMINE qui arriveront au pays d'Egypte, et le pays ne sera pas DéPEUPLé PAR LA FAMINE".

37 Ces paroles plurent à Pharaon et à tous ses serviteurs. 38 Et Pharaon dit à ses serviteurs : "Pourrions-nous trouver UN HOMME PAREIL à CELUI-CI, QUI A UN ESPRIT DE ILOHIM"?

39 Et Pharaon dit à Joseph : "Puisque Ilohim t'a fait connaître tout cela, il n'y a personne qui soit AUSSI INTELLIGENT ET SAGE QUE TOI.

40 C'est toi qui gouverneras ma maison, et tout mon peuple sera à tes ordres; par le trône seulement je serai plus grand que toi".

41 Et Pharaon dit à Joseph : "Voici que je t'établis sur tout le pays d'Egypte".

42 Et Pharaon ÔTA SON ANNEAU DE SA MAIN et le mit à la main de Joseph, et il le fit revêtir d'habits de fin lin et lui mit au cou UN COLLIER D'OR.

43 Il le fit monter sur le second de ses chars, et on criait devant lui :

"A genoux"! C'est ainsi qu'il fut établi sur tout le pays d'Egypte. 44 Et Pharaon dit à Joseph : "Je suis Pharaon; sans toi nul ne lèvera la main ni le pied dans tout le pays d'Egypte".

45 Pharaon nomma Joseph çaphnat-Panéah, et il lui donna pour femme Asenat,

fille de Potiphéra, prêtre d'ON.

(bas de page : 43. A genoux ! hébreu : abrek, mot égyptien auquel Brugsch donne ce sens.

45 çaphnat-Panéah : nom égyptien qui signifie : celui qui approvisionne la vie. - ON : siège principal DU CULTE DU SOLEIL; d'où le nom donné PAR LES GRECS à CETTE VILLE (HELIOPOLIS), dans la Basse-Egypte, à l'entrée du Delta.)

ET Joseph partit pour visiter le pays d'Egypte. 46 Joseph était âgé DE TRENTE ANS lorsqu'il se présenta devant Pharaon, roi d'Egypte. Il quitta Pharaon pour parcourir tout le pays d'Egypte.

47 La terre rapporta à pleines mains pendant les sept années d'abondance. 48 Joseph rassembla toute sorte de provisions pendant les sept années qu'il y eut au pays d'Egypte; il fit des approvisionnements dans les villes; chaque ville fut approvisionnée par la campagne environnante.

49 Joseph amassa du blé comme le sable de la mer, en si grande quantité qu'on cessa de compter, car il était sans nombre.

50 Avant qu'arrivât l'année de famine, il naquit à Joseph deux fils, que lui enfanta ASENAT, FILLE DE POTIPHERA, PRÊTRE D'ON.

51 Joseph nomma l'aîné MANASSE, "car, dit-il, Ilohim m'a fait oublier toute ma peine et toute la maison de mon père".

52 Il nomma le second EPHRAÏM, "car, dit-il, Ilohim m'a fait fructifier au pays de mon humiliation".

53 Les sept années d'abondance qu'il y eut en Egypte étant achevées, 54 les sept années de famine commencèrent à venir, comme Joseph l'avait annoncé.

Il y eut FAMINE DANS TOUS LES PAYS, tandis qu'il y avait du pain dans tout le pays d'Egypte.

55 Puis tout le pays d'Egypte FUT AUSSI AFFAMé, et le peuple cria à Pharaon pour avoir du pain. Et Pharaon dit à tous les Egyptiens : "Allez vers Joseph, faites ce qu'il vous dira".

56 La famine, étant sur toute la face du pays, Joseph ouvrit tous les greniers qu'on y avait établis et vendit du blé aux Egyptiens et la famine fut rude dans le pays d'Egypte.

57 De tous les pays on venait en Egypte acheter du blé AUPRèS DE JOSEPH, car la famine était rude EN TOUT PAYS.

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Clerg%C3%A9_de_l'%C3%89gypte_antique

Clergé de l'Égypte antique

 
 
Prêtre
R8 U36
ḥm-nṯr

Le clergé de l'Égypte antique est composé d'une multitude de prêtres1,2qui assuraient le culte des nombreuses divinités de lareligion égyptienne.

Hiérarchie

Pharaon est le premier des prêtres. Il nomme les dirigeants des grands sanctuaires car il lui faut contrôler ce clergé puissant, véritables dynasties dans lesquelles les prêtres héritent de la charge de père en fils. Le prêtre nouvellement investi doit justifier de solides connaissances théologiques, médicales et astronomiques. Ainsi les prêtres de  ont la réputation d'avoir été particulièrement versés dans la connaissance du ciel. Grâce à leur bibliothèque, les temples des dieux sont aussi ceux de la connaissance.

Présidant aux destinées du temple, veillant à la célébration du rituel quotidien, administrant les terres du dieu, les prêtres forment dans la société une caste privilégiée, soigneusement hiérarchisée3.

Premier prophète d'Amon4
R8 U36 T8 N35 M17 Y5
N35
ḥm-nṯr tp(y) Jmn5

Les collèges sont placés sous l'autorité d'un grand-prêtre qui porte, plutôt qu'un titre, une épithète spécifique :

  • le pontife d'Héliopolis est qualifié de « Plus Grand des Voyants de Rê »,
  • celui de Memphis de « Chef des Artisans »,
  • celui d'Hermopolis Parva de « Grand des Cinq de la Maison de Thot »,
  • et à Karnak « Celui qui ouvre les Deux Portes du Ciel ».

Le grand prêtre de Ptah à Memphis est prêtre-sem6.

Prêtre funéraire7
U36
D28
A1
ḥm-kȝ

Les prêtres du haut clergé attachés à un temple sont organisés en quatre collèges qui se relayent chaque mois au service du dieu. On trouve parmi eux des spécialistes :

  • les prêtres ritualistes (ḫr(y).w-ḥb.t), littéralement ceux qui sont sous le rituel, chargés de lire les glorifications lors des cérémonies funéraires ;
  • le prêtre astronome, qui détermine le bon moment pour lancer les cérémonies ;
  • le prêtre hémérologue, capable de distinguer le caractère faste ou néfaste des jours de l'année.

Certains, réputés doués de talents surnaturels, jouent un rôle d'exorciste et de magicien, voire de médecin dans les villes et les villages.

Prêtre-ouâb
D60 N35A A1
wˁb

Au bas de la hiérarchie, on trouve les prêtres-ouâb (wˁb), littéralement prêtres purs, car la propreté corporelle était un devoir de leur charge. Ainsi, raser ses cheveux est une marque distinctive pour les prêtres qui soulignent ainsi leur recherche de pureté, de même que l'épilation quotidienne.

Les prêtres sont assistés de clercs, les purificateurs, chargés de préparer la nourriture offerte au dieu, mais aussi de musiciens et de chanteuses voués à sa distraction.

Lorsqu'ils ne sont pas de service, les prêtres s'occupent des domaines que le pharaon leur a confiés.

Rituel

Les prêtres commencent leur journée de culte par un bain matinal purificateur. Puis ils se dirigent en procession vers le cœur du temple pour réveiller le dieu qui sommeille dans l'obscurité du sanctuaire.

Sous la conduite du grand prêtre, le rituel commence au moment où le soleil paraît à l'horizon. Il faut d'abord briser le cachet d'argile qui scelle la porte chaque soir, avant d'ouvrir ses battants. Le grand prêtre lève ses mains vers la statue pour « rendre son âme » au dieu et prononce une formule consacrée : « Éveille-toi, grand dieu, éveille-toi en paix ! ». On dispose alors devant le dieu les offrandes de nourriture qui lui ont été préparées : pain, oignons, salades, viande de bœuf, bière et vin. Lorsque le dieu a consommé la matière invisible des aliments, ceux-ci sont répartis entre les autres dieux du temple, puis consommés par les prêtres.

Lorsque le prêtre accomplit ces gestes, c'est en fait Pharaon, et toute l'Égypte derrière lui, qui se fait alors l'entier serviteur du dieu. Qu'il soit prêtre, ou qu'il s'agisse de Pharaon en personne, l'officiant se tient debout devant l'autel, les pieds nus afin de ne pas souiller les lieux de ses semelles. Il tient le sceptre kherep de consécration, la massue hedj, traditionnelle dans ce genre de cérémonie, et étend la main au-dessus des offrandes. L'habillage et l'onction succèdent au déjeuner.

En partant, on balaie les traces de pas sur le sol.

À cette cérémonie quotidienne viennent s'ajouter deux autres rendez-vous avec le dieu, le midi et le soir. Mais on se contente là de gestes rituels, aspersions d'eau et fumigations d'encens, à l'extérieur du sanctuaire : il faut honorer le dieu, mais sans le déranger dans sa méditation.

http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9liopolis_(%C3%89gypte)

Héliopolis
(Iounou)
O28 W24
O49
Jwnw

Héliopolis (la ville du Soleil, aujourd'hui arabe Aîn-ech-Chams (l'Œil du Soleil)) est le nom donné par les Grecs à la ville antique de Onou (ou Onou-Iounou) dans ledelta du Nil. Elle était la capitale du treizième nome de Basse-Égypte.

Les premières constructions datent du xxviie siècle avant notre ère.

Métropole religieuse de l'Ancien Empire

Ville solaire, on y adorait des divinités liées au Soleil sous la forme d'une triade :

  • le dieu Khépri, représentant le Soleil renaissant ;
  • le dieu , le Soleil à son zénith ;
  • le dieu Atoum, le Soleil couchant.

Ces trois divinités finissent par se confondre en une seule représentée par l'astre solaire dont les trois états principaux, l'aube, le zénith et le crépuscule sont symbolisés par ces trois dieux. Le dieu en constante transformation est à l'origine de la création du monde. Il renaît chaque jour pour disparaître chaque soir et continue ainsi son cycle éternel.

Le dieu possédait deux principales hypostases :

Si le premier reste à nos yeux légendaire, le second était bien réel et possédait son étable sacrée et sa nécropole au cœur même d'Héliopolis. Tous deux possédaient également la capacité de la renaissance à l'instar de l'astre qu'ils incarnaient.

Enfin, c'est ici aussi qu'était vénérée la sainte ennéade, ou assemblée des neuf dieux issus de Rê qui symbolisaient la création du monde :

De nombreuses mythologies découlèrent de cette cosmogonie dont celle d'Aset (Isis) et Ausare (Osiris), de Seth et Hor (Horus), de Sekhmet, l'Œil de Rê, etc.

La ville était également le siège d'un culte d'Hathor, Dame du Sycomore, et c'est à Onou qu'au milieu d'un bois sacré se trouvait le légendaire perséa sacré sur les fruits duquel Djehouty (Thot) inscrivait les noms de chaque souverain, héritier du trône d'Horus.

Tous ces dieux devaient posséder leur temple, leur chapelle ou leur oratoire autour du temple principal qui dominait la ville.

À l'Ancien Empire, le culte de Rê entra probablement en concurrence avec celui du dieu Ptah adoré dans la ville voisine de Memphis et dont le culte est attesté dès la période thinite. En effet les premières dynasties royales qui suivaient selon le mythe les ancêtres divins sur le trône d'Horus, choisirent pour nécropole le site de Saqqarah voisin de la cité du dieu Ptah et ce jusqu'à la IIIe dynastie, définissant du même coup l'emplacement de la résidence royale des premiers temps.

Pour autant les temples de la cité du dieu solaire ne sont pas négligés. On y a retrouvé les restes de reliefs datant du règne de Djéser, représentant des divinités de la grande ennéade, ainsi que le roi accompagné de son épouse Hétephernebty et de deux de ses filles dont Inetkaes. Ces reliefs devaient orner l'un des sanctuaires abrités dans l'enceinte primitive de la ville et sont l'un des rares témoignages de l'attention portée par pharaon aux cultes d'Héliopolis pour cette haute époque de l'histoire du pays.

La IVe dynastie marque alors un tournant non seulement dans le choix des nécropoles royales (Gizeh est géographiquement en face d'Héliopolis) mais également dans l'aspect résolument solaire de l'architecture pyramidale. On a découvert récemment tout un quartier de la ville qui s'était édifiée à Gizeh, à partir de Khoufou - le Khéops des grecs - ainsi qu'un ensemble palatial attestant d'un mouvement de la cour plus au nord, à proximité de la ville du soleil. Une théorie confirmerait même que depuis le temple du dieu soleil on pouvait voir l'ensemble des pyramides de la IVe dynastie, celui-ci devenant du même coup un repère inévitable depuis les sites funéraires royaux.

La Ve dynastie serait issue selon la légende de l'union de Rê et d'une des prêtresses du temple d'Onou. De fait les pharaons de la Ve dynastieédifièrent, en plus de leurs complexes funéraires de Per-Ausar (Abousir) au nord de Saqqarah, des temples solaires dont l'élément principal était le Benben, obélisque massif édifié sur une plateforme.

File:Bennu bird.svg

L'oiseau Bénoud'Héliopolis

File:Hetephernebti.png

Relevé d'un des reliefs de Djéserdécouvert à Héliopolis

Obélisque de Sésostris Ier à Héliopolis - Le Caire

Le temple de Rê

De cette cité sacrée, la troisième ville du pays après Ouaset, (Thèbes) et Men-Nefer (Memphis), décrite par Hérodote comme des plus savantes, avec son grand temple dédié au Soleil  et ses quartiers pour les prêtres, il ne reste plus rien sauf une partie du tracé de l'enceinte du principal sanctuaire et unobélisque de Senousert Ier (Sésostris Ier) de la XIIe dynastie du Moyen Empire qui marquait sans doute avec d'autres l'entrée d'un des principaux temples.

La moitié de l'aire repérée et décrite au xixe siècle par les différents premiers explorateurs, de laCampagne d'Égypte aux sondages effectués par Hekekyan, est actuellement sous la ville moderne et le reste est aujourd'hui ceinturé de clôtures et de murs délimitant un espace plus considérable que celui deKarnak à Thèbes, et désormais protégé contre l'avancée inexorable de la ville du Caire.

Il s'agissait ainsi de la plus vaste enceinte cultuelle d'Égypte avec près d'un kilomètre de longueur sur une largeur de plus de 500 mètres. Divisée par son milieu par un mur la séparant en deux parties d'inégale grandeur, elle s'ouvrait à l'Est par une grande porte dont les traces seraient à chercher sous les immeubles du quartier de Mataharya et dont il nous est bien difficile de restituer l'aspect, et à l'Ouest par un vaste "portail".

La partie sud de l'enceinte, celle qui est actuellement visible depuis le musée en plein air installé autour de l'obélisque de Senousert Ier et qui rassemble les différents vestiges découverts dans les environs, devait certainement être l'enceinte contenant les temples dédiés aux trois formes du dieu soleil.

le dieu Atoum

La stèle des victoires de Piânkhy, pharaon kouchite de la XXVe dynastie, relate le passage du roi à Héliopolis lors de sa conquête de l'Égypte et nous en donne un aperçu. Entré par l'est dans la "Maison du matin", il fit offrande à Khépri après avoir été purifié, puis pénétra dans le Château du Benben le "Hout Benben" pour voir son "Père" et enfin passa au temple d'Atoum1.

Cet ensemble de temples sans doute reliés entre eux et formant le plus grand temple d'Égypte, rythmé par des paires ou des groupes d'obélisques érigés par les générations de rois qui embellirent le sanctuaire, remonterait au début de l'histoire du pays. Des vestiges datant de Djéser de la IIIe dynastie y ont été en effet découverts représentant les dieux Geb et Seth, deux des neuf dieux de la Grande Ennéade qui était adorée à Héliopolis2.

Un autre document au nom d'un pharaon du nom de Néferkarê (VIe dynastie ?) donne une liste de statues et d'objets relatifs à la liturgie d'un temple consacré à Hathor dont une partie du plan est sur le revers du bloc, vestige d'un relief décrivant probablement les dons de Pharaon à la ville solaire.

Un papyrus cette fois, datant d'Amenhotep II de la XVIIIe dynastie, nous décrit un temple avec ses obélisques et ses trois pylônessuccessifs qui donnaient accès à de grandes cours bordées de portiques.

Obélisque de Thoutmôsis III ditAiguille de Cléopâtre - Londres

De nombreux obélisques ornaient donc ces monuments, mais ils furent systématiquement arrachés du sol pour orner les grandes villes grecques et romaines. On les a retrouvés et à nouveau érigés àAlexandrieRomeConstantinople, etc. En tout ce sont au moins six obélisques de grandes tailles qui ornent actuellement les places et parcs de l'Europe et d'ailleurs et qui viennent des temples solaires.

Ainsi à Alexandrie, les « aiguilles de Cléopâtre » qui marquaient à l'époque romaine l'entrée du Cæsarium, étaient deux obélisques de Thoutmôsis III provenant d'Héliopolis. Ils sont aujourd'hui àLondres et à New York. Un autre obélisque d'une hauteur de plus de 23 mètres datant de Séthi Ier est àRome et se trouve actuellement sur la Piazza del Popolo.

Description de l'Égypte : Aiguille de Cléopâtre - Alexandrie

Ramsès II acheva la décoration de l'obélisque et fit ériger de nombreux monuments dans l'enceinte de Rê avec leurs obélisques dont au moins trois furent ramenés à Rome.

L'un d'eux se trouve maintenant en face du Palazzo Pitti à Florence tandis que les deux autres sont encore à Rome(un premier sur la Piazza della Rotunda et le second sur la viale delle Terme) comme celui de Néferibrê PsammétiqueII de la XXVIe dynastie que l'on peut admirer sur la place du Palazzo Montecitorio.

Une maquette a été trouvée au nord de la région à Tell el-Yahoudieh et date précisément de l'époque de Séthi Ier.

Il s'agit d'une sorte de stèle ou base en pierre taillée, qui porte sur ses côtés et sa face principale un motif dédicatoire du roi le représentant agenouillé faisant différentes offrandes à Atoum, tandis que le dessus formant un plateau présente un dénivelé franchi par un escalier à double rampe et accédant à une terrasse dans laquelle sont dessinés et creusés des espaces pouvant recevoir des pièces rapportées.

Au vu de la taille et du positionnement des espaces une restitution convaincante a été réalisée. L'ensemble nous présenterait le plan de l'entrée du temple d'Atoum, avec son pylône monumental, plus raide que les exemples thébains et a rapprocher de ceux amarniens, précédé de colosses, desphinx et d'obélisques, auquel on accédait par un escalier non moins monumental.

Obélisque de Séthi Ier - Piazza del Popolo Roma

Si on la compare proportionnellement à l'obélisque actuellement à Rome, en admettant qu'il faisait partie de la paire d'obélisques indiquée sur la maquette, on peut alors se rendre compte des dimensions dupylône qui ouvrait à l'Ouest du Grand Temple de .

Placé sur une haute terrasse il devait dominer la ville et son port et accueillait le visiteur par l'éclat des pyramidions dorés de ses obélisques.

Du même règne datent également les fragments d'obélisques découverts récemment au large de l'île de Pharos à Alexandrie et visibles aujourd'hui au musée en plein air installé à proximité de l'odéon romain de Kom el-Dik, et qui provenaient vraisemblablement des temples héliopolitains que le roi fit édifier et consacrer aux divinités de la cité du soleil.

Enfin, quelques vestiges d'un naos en grès, érigé lui aussi par Séthi à Atoum, sont conservés au musée du Caire.

Nous aurions ainsi des indications assez précises de ce que fut le temple d'Atoum à partir de la XIXedynastie à l'Ouest d'Héliopolis tout au moins pour la partie visible par tous mais également celle plus intime du sanctuaire.

La ville et ses cultes divins et royaux

C'est de ce côté de l'enceinte que fut retrouvée la « colonne des victoires » de Mérenptah, vestige probable d'un temple consacré par le successeur de Ramsès II qui donnait sur le Nord de l'enceinte. Dans cette partie Nord celle qui n'est plus accessible se trouvait une vaste aire qui abritait sans doute une série de temples et de sanctuaires consacrés par les rois au dieu soleil, à l'image des temples dits funéraires consacrés à Amon sur la rive ouest de Louxor.

Récemment une équipe de fouille du Deutsches Archäeologisches Institut a découvert les vestiges d'un temple consacré par Ramsès II, dans cette partie recouverte par la ville du Caire. L'équipe y a mis au jour notamment des débris de toutes sortes, dont une tête colossale ainsi qu'une statue aux noms de Ramsès conservée sur sa moitié inférieure et le représentant en habit de prêtre. Comme beaucoup de monuments de cette époque des remplois dont certains datent de l'époque amarnienne et du Moyen Empire y ont été également découverts.

C'est également au Nord de l'enceinte du Temple de Rê, qu'il faut rechercher les tombes de Mnévis, le taureau sacré d'Héliopolis, le « héraut de Rê », qui à l'instar du dieu Apis à Memphis y recevait un culte dans un enclos sacré et à sa mort était momifié et enterré en grande pompe dans sa nécropole.

Cette tradition fut interrompue sous le règne d'Akhénaton qui transféra son culte et sa nécropole dans sa nouvelle cité dédiée à Aton, forme visible du dieu Rê, qui finira par effacer les anciens cultes au profit d'un culte exclusif de l'astre solaire. On connaît la brièveté de l'expérience liée quasiment à la durée du règne d'Akhénaton et dès la fin de la XVIIIe dynastie ses successeurs rétablirent les cultes des dieux restaurant alors ce qui avait été changé.

Colonne papyriforme du Nouvel Empire. Héliopolis - Le Caire

Il n'est donc pas étonnant que l'on retrouve autant de vestiges datant de la période ramesside qui consacra des efforts particuliers à rétablir la grandeur du sanctuaire et le rayonnement de son culte.

Onou et ses temples influencèrent de tout temps la royauté et les cultes. Ne parlait-on pas de Ouaset (Thèbes) comme de « l'Héliopolis du Sud » ? Son culte d'Amon fut associé à celui de Rê dès le Moyen Empire, et le développement oriental de son temple à partir du Nouvel Empire marquait un nouvel axe solaire par un obélisque unique d'une hauteur de 32 mètres, datant de Thoutmôsis III mis en place par son petit-filsThoutmôsis IV et autour duquel Ramsès II édifia un petit temple. Cela nous donne une idée de ce que furent les temples dédiés au dieu soleil sous sa forme d'obélisque, que l'on nommait alors Benben. Héliopolis en contenait certainement aussi et l'évocation des temples solaires de l'Ancien Empire reprend du sens.

C'est dans cet axe toujours solaire mais en dehors de l'enceinte d'Amon-Rê de Karnak, encore plus à l'est, que se trouve par ailleurs le Gem Paaton, premier temple consacré à Aton par le jeune roi Amenhotep IVavant qu'il ne transfère la capitale à Akhetaton. Le plan caractéristique de ce temple constitué de pylônes et de cours à ciel ouvert garnies d'autels pour les offrandes semble ainsi confirmer un trait particulier des temples solaires égyptiens ou les offrandes étaient offertes directement aux ardeurs du soleil. Il est plus que probable qu'Akhénaton fit édifier à Héliopolis même un temple dédié au disque solaire Aton.

Séthi II offrant aux dieux d'Iounou. Héliopolis - Le Caire

Ramsès III quant à lui, porte dans son nom de couronnement le qualificatif de Héka Iounou c'est-à-dire « Prince d'Héliopolis », affirmant ainsi son lien étroit avec la cité du soleil. Il fit édifier un peu plus au nord de la ville un complexe palatial à Tell el-Yaoudieh précisément, qui est en quelque sorte à cette époque l'un des faubourgs d'Héliopolis.

À Héliopolis même, il fait bâtir à l'ouest de l'enceinte du grand temple de  une porte monumentale protégée par une forteresse qu'il est tentant de comparer au dispositif d'entrée de son temple jubilaire deMédinet Habou. Elle donnait accès à un espace dans lequel ont été retrouvés les vestiges d'un grand édifice, probablement un temple de Ramsès III. Ce secteur a été mis au jour à partir des années 1950 et la fouille s'en est poursuivie jusque dans les années 1980, livrant toute une partie de l'histoire de l'Héliopolis ramesside.

Ainsi un peu plus au nord de ce site ce sont les ruines d'un petit temple bâti par Ramsès IV, fils et successeur de Ramsès III, puis un second édifice aux noms de Ramsès V qui ont été découvertes et étudiées3.

De même, nous savons que Ramsès IX concentra son activité de bâtisseur à Héliopolis, s'inscrivant davantage encore dans le choix de ses prédécesseurs de développer les sites et le rôle de la Basse-Égypte, choix qui préfigure le déplacement définitif du pouvoir royal dans cette partie de l'Égypte à compter de la Troisième période intermédiaire. C'est ainsi que dans ce même secteur qui livra les monuments royaux de ses prédécesseurs un monument au nom de Neb-Maât-Rê, gouverneur d'Héliopolis et fils deRamsès IX a également été mis au jour, avec sa porte au linteau décoré de représentations du prince agenouillé devant les cartouches de son père et une colonnade palmiforme qui précédait le sanctuaire4.

Statues colossales d'Arsinoé II et dePtolémée II - Musée du Vatican

L'ensemble de ces découvertes démontrent clairement que le site regorge de vestiges enfouis et ce malgré l'avancée de la ville qui grignote peu à peu l'espace autrefois enclos par la formidable enceinte du grand temple de . Ainsi en 2005 dans le quartier de Mostorod, qui jouxte précisément cette partie du site qui livra les monuments de Ramsès III et de ses successeurs, à l'occasion d'un chantier immobilier, c'est toute une partie du parvis occidental de cet ensemble de temples qui a été retrouvée stoppant net les travaux et exigeant l'intervention du Conseil suprême des Antiquités égyptiennes afin d'ordonner des fouilles d'urgence, des fouilles de sauvetage. Peu à peu sortent de terre des restes de colosses et de statues, des blocs de granites colossaux, des pans entiers de cette Héliopolis oubliée et dont ces vestiges nous livrent un aperçu laissant imaginer l'ampleur, le faste et l'étendue des monuments qu'elle contenait...

Jusqu'à l'époque romaine, les rois et reines de la basse époque puis de la période ptolémaïque ornèrent le sanctuaire alimentant et répondant au lien séculaire de la royauté avec le dieu Rê. Le nom royal lui même n'était-il pas précédé depuis les origines du titre officiel de Fils de Rê en égyptien antique : Sa Rê.

Les monuments et sculptures de la XXVIe dynastie et de la XXXe dynastie attestent de ce lien étroit qui sera réaffirmé par les derniers pharaons de souche locale, restaurant et reconstruisant là où les envahisseurs assyriens puis perses passèrent, pillant et détruisant ces lieux saints.

Avec l'arrivée d'Alexandre le Grand puis par la suite la montée au pouvoir de la dynastie lagide, Héliopolis vit encore pour un temps au cœur de la royauté, même si l'activité de ces derniers souverains se concentra davantage sur leur nouvelle capitale au bord de la Méditerranée.

C'est à Héliopolis que Manéthon, prêtre du culte de Rê, consulta les archives du temple afin de rédiger l'histoire du pays répondant ainsi à une commande de Ptolémée qui régnait alors sur le pays après la conquête d'Alexandre.

De nombreuses statues, sphinx, stèles commémoratives, colosses, et bien sûr les obélisques attestent donc de la ferveur du culte solaire jusqu'à la prise de pouvoir d'Auguste.

À dater de ce dernier en effet, la nature du pouvoir changea et la titulature même du roi se transforma signant l'éloignement définitif du lien entre le monarque et la terre des pharaons.

L'ombre de la cité du soleil

Statue d'Horus protégeant NéctanéboII - Metropolitan Museum of Art - New York
File:HorusAndNectaneboII MetropolitanMuseum.png

Strabon au ier siècle avant notre ère, qui visita la cité au début de la période romaine, nous décrit "son temple ancien et bâti à la manière égyptienne" comme précédé d'un dromos monumental, d'obélisques - citant ceux qui ont déjà été transféré à Rome pour l'Empereur - et constitué d'au moins trois pylônes successifs, de cours successives, précisant qu'il n'y a vu « aucune statue à forme humaine, sinon celle de quelque animal privé de la parole5 ».

La ville était alors à l'abandon, éclipsée depuis près de 300 ans par l'autre ville lumière, Alexandrie devenue le nouveau phare de la civilisation.

Davantage livrée au pillage les monuments et statues de la pieuse cité d'Héliopolis, servirent à l'instar d'autres sites comme carrières aux différentes époques postérieures pour ne former plus qu'un vaste espace vide, négatif paradoxal de ce qui fut pendant trois millénaires le siège d'une activité spirituelle et intellectuelle intense.

Lors de l'expédition de Bonaparte à la fin du xviiie siècle, les savants qui l'accompagnaient, firent le relevé de l'enceinte gigantesque, encore conservée sur une bonne hauteur, avec son mur transversal ainsi que son obélisque unique témoin de ce temple et de ses prêtres qui attirèrent tant d'intellectuels et de savants de l'antiquité.

Strabon6 bien sûr, mais également Diodore de SicileHérodote d'Halicarnasse7 et selon la tradition, Hécatée de Milet,Eudoxe de CnidePlatonPythagore, etc. y auraient séjourné de longues périodes venant puiser les bases de leurs travaux dans le vieux fond de connaissances accumulées par les prêtres du dieu Rê.

Ils sont pour nous des témoins irremplaçables et nous transmettent un peu de cette lumière qui rayonnait autrefois depuis Héliopolis sur les civilisations naissantes de l'occident et de l'orient gréco-romain.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Man%C3%A9thon_de_Sebennytos

Manéthon de Sebennytos (en grec ancien Μανέθων, Μανέθως) (iiie siècle avant notre ère) est un prêtre égyptien qui a écrit une Histoire de l'Égypte(Ægyptiaca) en trois volumes en grec sous le règne de Ptolémée II, mais sans doute à la demande de son prédécesseur Ptolémée Ier Sôter. Manéthon était un Égyptien originaire de Sebennytos, ville du delta du Nil et dernière capitale pharaonique des Nectanébo. En tant que prêtre, il avait sans doute accès aux listes royales des bibliothèques de temples, mais aussi aux contes populaires à propos de divers pharaons mythiques. C'est à Manéthon que l'on doit la division en trente dynasties des souverains d'Égypte, une division toujours utilisée par leségyptologues avec quelques modifications (dynastie égyptienne zéro par exemple), car elle rend l'analyse de l'histoire égyptienne plus commode. C'est également à lui que l'on doit l'usage d'appeler Aménophis les AmenhotepThoutmôsis les Djéhoutimès ou Sésostris les Sénousert. Il s'agit là en effet des transcriptions hellénisées de noms égyptiens.

L'unique historien de l'Égypte antique ?

Maîtrisant le grec, Manéthon a eu accès au fonds documentaire de la bibliothèque d'Alexandrie. Pour la première fois dans l'Égypte antique, un Égyptien a essayé de faire de l'histoire comme les Grecs avant lui, en recoupant les informations de sources variées. Mais son œuvre, truffée d'erreurs et d'affabulations, souffre des mêmes défauts que celle d'Hérodote.

Des écrits religieux

Manéthon a également livré des travaux sur la religion : « Le Livre sacré », « Des fêtes » et « Des anciennes coutumes et de la piété ». Ces ouvrages, également rédigés en grec, ont tous été perdus, et ce sont encore les auteurs postérieurs qui en ont révélé l'existence.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nectan%C3%A9bo_II

Nectanébo II

 
 
Tête de Nectanébo II, métapélite,Musée des beaux-arts de Lyon.

Nectanébo II (règne de -360 à -343) est le troisième et dernier pharaon de la XXXe dynastie et ainsi le dernier souverain égyptien indépendant. Il se voit offrir la couronne avec l'aide du roi de Sparte Agésilas II, laissant Téos aux prises avec les Perses.

 D'Héliopolis proviennent des statues du faucon Horusqui protégeaient le roi entre ses pattes. Elles sont actuellement exposées au musée du Caire et auMetropolitan Museum of Art à New York.

À Saqqarah, il édifie un sanctuaire dédié à Isis au Sérapéum et fait bâtir un temple dédié à Osiris-Apis en face de l'enceinte principale où étaient inhumés les taureaux sacrés. Un peu plus au nord, il fait aménager un sanctuaire en terrasse sous lequel des galeries sont creusées pour les momies des animaux sacrés. Babouins et ibis pour le dieu Thot, mais également chats pour la déesse Bastetdont le sanctuaire est rénové et faucons hypostases de diverses divinités majeures tels Horus ou IsisSaqqarah représentait alors à cette époque une véritable ville de pèlerinage où tout dévot devait se rendre afin d'honorer les dieux et d'y recevoir une bénédiction.

Il construisit également à Philæ où il édifia un pylône et son activité est attestée à AssouanEdfou où le naos que l'on y voit encore est à son nom, àErment, à Karnak en continuant le premier pylône, à CoptosHermopolisHérakléopolisMemphisBehbeit el-Hagar où les restes du temple d'Isis datent en grande partie de son règne, à Bubastis au temple de Bastet, et à Horbeit où il fonda un temple dédié à Horus.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Edfou

Edfou (arabe إدفو , Atbô en copte) (ancienne Behdet ou Béhédet ou Djébaou la ville du flotteuren égyptienApollinopolis Magna en grec) est une ville de Haute-Égypte. Ce sont les Grecs, qui avaient identifié le dieu Horus avec Apollon, qui lui donnèrent le nom d'Apollinopolis Magna. Elle s'est développée sur la colline où se situait la ville antique de Behédet (ou Behdet) et où se développera plus tard celle d'Apollinopolis Magna.

Elle est située sur la rive ouest du Nil, dans une région particulièrement riche en blé, au débouché des pistes caravanières venant du désert et des mines d'or de Nubie. EntreAssouan et Thèbes, elle est à 105 km au sud de celle-ci et à 755 km du Caire.

Le temple d'Edfou
En -237, au milieu de la petite ville, Ptolémée IIIÉvergète Ier fait construire le temple colossal dédié à la triade HorusHathor et Harsomtous, qui sera achevée en -57. Il est aujourd'hui encore presque intact, c'est un des monuments les mieux conservés de toute l'Antiquité. Il est considéré comme le temple égyptien classique, avec une cour à ciel ouvert entourée de portique.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A8bes_(%C3%89gypte)

Thèbes
R19 X1
O49
Wȝst

Thèbes (aujourd'hui Louxor) est le nom grec (Thebai) de la ville d'Égypte antiqueOuaset (« Le sceptre » ou « La Puissante »), appartenant au quatrième nome deHaute-Égypte.

D'abord obscure capitale de province, elle prend une importance nationale à partir de la XIe dynastie. Elle est en effet la ville d'origine des dynastes de la famille desAntef, qui fondent la XIe dynastie avec Montouhotep Ier et Montouhotep II, liquidateurs de la Première Période Intermédiaire et rassembleurs des Deux Terres1, c'est-à-dire de la Haute-Égypte et de la Basse-Égypte.

Thèbes est également la patrie de Séqénenrê Taâ dit « le Brave », dont les successeurs,Kamosé et Ahmôsis, vont libérer l'Égypte antique des Hyksôs et clore la Deuxième Période Intermédiaire.

Dague avec le nom d'Apophis, musée égyptien du Caire

LA CROIX !!?? VOIR CI-DESSUS et CI-DESSOUS !

File:NectaneboI-Stele.png

Stèle d'Héracléion portant le décret en faveur de la déesse Neith de Saïs, réplique du décret connu par la stèle deNaucratis

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%82nkh

L'ânkh ou croix ansée (☥ unicode U+2625) est le hiéroglyphe égyptien représentant le mot ˁnḫ, qui signifie « vie ». C'est un attribut des dieux égyptiens qui peuvent le tenir par la boucle, ou en porter un dans chaque main, les bras croisés sur la poitrine. Ce symbole était appelé crux ansata en latin (« croix ansée »).

Image du caractère

Ânkh

Nom Ânkh
croix égyptienne

File:Ankh-Mirror-TutanchamunTomb.JPG

Miroir en forme d'ânkh issu de latombe de Toutânkhamon

Dans l'art égyptien

Miroir en forme d'ânkh issu de latombe de Toutânkhamon

L'ânkh est utilisé fréquemment dans l'art égyptien, en particulier dans les peintures des tombes ; il apparaît souvent au bout des doigts d'une divinité, dans des images montrant les divinités de l'au-delà faisant le don de vie à la momie de la personne défunte.

Dans l'art amarnien, la croix ansée est portée par les rayons solaires (terminés par des mains), symbolique du soleil dispensant la vie sur Terre.

Ce symbole était souvent porté comme amulette par les Égyptiens, soit seul, soit en association avec deux autres hiéroglyphes, le sceptre ouas signifiant « force » et le hiéroglyphe symbolisant la « santé »,

l'ensemble
S34 U28 S29

ˁnḫ(=w), wḏȝ(=w), snb(=w) étant une formule d'eulogie dans l'Égypte antique.

Les miroirs étaient souvent faits en forme d'ânkh.

File:Codex Glazier 2.JPG

Crux ansata in Codex Glazier

l'ensemble
S34 U28 S29

ˁnḫ(=w), wḏȝ(=w), snb(=w) étant une formule d'eulogie dans l'Égypte antique.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Formule_d%27eulogie_dans_l%27%C3%89gypte_antique

Une formule d'eulogie1 suit le nom d'une personne dont la mémoire est vénérée ; c'est en principe une épithète ou une courte proposition exclamative appelant sur l'intéressé toutes sortes de bénédictions.

Vie, force et santé

ânkh oudja seneb
S34
 
U28
 
S29
ˁnḫ(=w), wḏȝ(=w), snb(=w)

En égyptien, le nom ou les désignations du souverain sont presque toujours suivis de ˁ.w.s., abréviation de ˁnḫ(=w), wḏȝ(=w), snb(=w), « qu'il soit vivant, intact et en bonne santé ! », au féminin ˁnḫ=t(j), wḏȝ=t(j), snb=t(j)2.

« v. s. f. » sur la pierre de Rosette[modifier | modifier le code]

Pour les actions du pharaon Ptolémée V, les dieux le récompensent (ligne R5)4 :

R9 R9 R9
 
X7 W24
Z9
D40
N35
M3
Aa1 X1
 
S34 U28 S29
 
F18
D21
Aa1 X1
V30
nfr D21
F40
O34
N35
Z2

.... En récompense (pour ses actions de la royauté), ceux-ci lui sont donnés (par) les Dieux, la vie, la force, la santé, et toute bonne chose

Doué de vie

Après le nom d'un roi, on rencontre aussi ˁnḫ(=w) ḏ.t, « qu'il soit vivant à jamais » et d(w) ˁnḫ, « doué de vie ». Après celui d'une reine, ces expressions sont accordées au féminin : ˁnḫ=tj ḏ.t, « qu'elle soit vivante à jamais » et d(w).t ˁnḫ, « douée de vie ».

Ces formules sont parfois développées :

  • ˁnḫ(=w) ḏ.t r nḥḥ, « qu'il soit vivant pour toujours et à jamais » ;
  • d(w) ˁnḫ mj Rˁ, « doué de vie comme Rê ».

On peut même trouver comme sur un montant de la chapelle blanche de Sésostris Ier à Karnak :

  • d(w) ˁnḫ nb, ḏd(.t) nb, wȝs nb, snb nb ; ˁnḫ(=w) ḏ.t , « doué de toute vie, de toute stabilité, de tout pouvoir et de toute santé ; qu'il soit vivant à jamais »



ankh-oiseau.png

croix-ankh.png








http://fr.wikipedia.org/wiki/Biblioth%C3%A8que_d'Alexandrie

La bibliothèque d'Alexandrie, fondée à Alexandrie, en Égypte, en -288 et définitivement détruite au plus tard en l'an 642, était la plus célèbre bibliothèque de l'Antiquité et réunissait les plus grands ouvrages de l'époque.

Elle ne doit pas être confondue avec la Bibliotheca Alexandrina fondée en 1995.

Histoire

Évocation de la bibliothèque d'Alexandrie.

Ayant reçu l'Égypte en partage à la mort d'AlexandrePtolémée, un de ses généraux, devenu roi sous le nom de Ptolémée Ier Sôter, s'attacha à faire d'Alexandrie la capitale culturelle du monde hellénistique, à même de supplanter Athènes.

En 288 avant notre ère, à l'instigation de Démétrios de Phalère1, tyran d'Athènes de -317à -307, exilé à Alexandrie et disciple d'Aristote, il fit construire un musée (Museîon, le « Palais des Muses ») abritant une université, une académie et la bibliothèque (estimée à 400 000 volumes2 à ses débuts, et jusqu'à 700 000 au temps de César3,4). Située dans le quartier des palais royaux (basileia) — Épiphane de Salamine la place auBroucheion5 —, celle-ci a pour objectif premier de rassembler dans un même lieu l'ensemble du savoir universel. La constitution du fonds s'opéra essentiellement par achat, mais également par saisie ou ruse : Ptolémée aurait ainsi demandé à tous les navires qui faisaient escale à Alexandrie de permettre que les livres contenus à bord soient recopiés et traduits ; la copie était remise au navire, et l'original conservé par la bibliothèque6. Le fonds s'enrichit également par la copie d'exemplaires acquis ou prêtés.

La bibliothèque ne commença à fonctionner que sous Ptolémée II Philadelphe7 qui, selon Épiphane, aurait demandé « aux rois et aux grands de ce monde » qu'ils envoient les œuvres de toutes les catégories d'auteurs5 et aurait fixé un objectif de500 000 volumes8.

Le musée devint un centre académique de hautes recherches où les savants étaient défrayés par le prince et où ils trouvaient les instruments, collections, jardins zoologiques et botaniques nécessaires à leurs travaux.

La traduction en grec de tous ces ouvrages fut un travail colossal qui mobilisa la plupart des intellectuels et savants de chaque pays ; il fallait que ces hommes maîtrisassent à la perfection leur propre langue ainsi que le grec. La bibliothèque fut dirigée par des érudits comme Zénodoted’Éphèse, puis Aristophane de ByzanceAristarque de Samothrace et Apollonios de Rhodes9. Dès Zénodote, une attention toute particulière est accordée à l'édition des grands classiques de la littérature grecque, notamment des poèmes homériques10 : afin de proposer une édition du texte la plus fidèle possible, les vers à l'authenticité contestée sont marqués d'un obèle, trait horizontal placé à gauche du vers. C'est également au sein de la Bibliothèque qu'à l'instigation du souverain lagide Ptolémée II Philadelphe11, sans doute vers -28112, fut traduit en grec le Pentateuque hébreu, donnant naissance à la Septante ; selon la légende, six représentants de chaque tribu juive s'enfermèrent sur l'île de Pharos pour accomplir cette traduction et auraient exécuté la traduction en soixante-douze jours.

En 86 avant J.-C., la bibliothèque retrouve sa place après le sac d'Athènes par Sylla qui a fait venir des érudits athéniens à Alexandrie.

SUITE 












































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