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PROSTITUTION PERIODE MODERNE ? VIOLENCE SEXUELLE ! CAUSES : APPAUVRISSEMENT CHÔMAGE LICENCIEMENTS ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_la_prostitution

Période moderne

Étienne JeauratLe transport des filles de joie de l'Hôpital, 1755,musée Carnavalet

Du XVIIe au xixe siècle, la période moderne est marquée par la volonté de lutter contre la prostitution. Parfois les mesures visent son éradication, par l’emprisonnement ou le bannissement. Mais beaucoup de ces mesures sont assez vite oubliées ou pas du tout appliquées. Certains comportements sont nouveaux : des asiles s’ouvrent pour les femmes repenties, que vont bientôt rejoindre celles que l’on considère comme risquant de tomber dans la prostitution parce que pauvres et célibataires. Des ordonnances précisaient même de n’admettre que les jolies filles, les laides « n’ayant pas à craindre pour leur honneur ». L’Angleterre, puis l’Espagne, créent de tels établissements. En 1658Louis XIV ordonne d’emprisonner à laSalpêtrière toutes les femmes coupables de prostitution, fornication ou adultère, jusqu’à ce que les prêtres ou les religieuses responsables estiment qu’elles se sont repenties et ont changé. C’est alors la première fois en Europe que la prison sert de punition : elle ne servait auparavant que pour garder les accusés jusqu’à leur procès ou les condamnés jusqu’à leur départ pour l’exil ou le bagne.
Le « système français » au xixe siècle se distingue par une réglementation qui vise à confiner la prostitution dans des lieux clos faciles à surveiller (favorisant de ce fait les tenancières de maisons de tolérance et de rendez-vous au détriment des filles du trottoir) et à obliger les prostituées à se soumettre à une visite sanitaire (voir péril vénérien) tous les 15 jours dans un dispensaire9. Ce système différencie la prostitution tolérée de la prostitution clandestine : les « filles soumises » de la prostitution tolérée obéissent aux règlements de la police des mœurs (« filles à numéro » travaillant dans une maison close dont le numéro de rue est inscrit au-dessus de la porte et sur le registre les listant, « filles à carte » ou « filles libres » figurant sur les registres de la préfecture de police ou de la mairie et ayant une carte au dos de laquelle figurent l'essentiel de leurs obligations) ; les « filles insoumises » ou « clandestines » (depuis la fille du trottoir se prostituant misérablement dans la rue jusqu'à la cocotte) échappent au contrôle de la police des mœurs10.

L’Angleterre commence à déporter aux Antilles les filles des maisons fermées : elles sont 400 après la fermeture des maisons de Londres en 1650 ; on estime à 10 000 celles qui rejoignent de force l’Amérique de 1700 à 1780.

L’aristocratie européenne semble particulièrement violente dans sa façon de vivre la sexualité et, contrairement au Moyen Âge, on a pour ces siècles des récits de brutalité dans les établissements où orgies, coups, flagellation, débauche de mineurs sont courants. La société dans son ensemble est caractérisée par la violence sexuelle et, dans les campagnes comme dans les villes, des bandes organisées attaquent les femmes isolées pour des viols collectifs accompagnés de sévices.

 

Il y a trois types de prostituées à mettre en évidence. Tout d'abord, il y a les courtisanes qui travaillent à leur compte et qui s'occupent d'une clientèle exclusivement riche. Ensuite, il y a les prostituées qui travaillaient dans les bordels. Elles louaient une chambre aux tenanciers, souvent un couple, qui s'occupaient alors de la nourrir et de la loger contre le don de son corps. Souvent, le mari s'occupait de l'auberge pendant que la femme préparait les chambres et les prostituées. La tenancière était souvent une ancienne prostituée qui était trop âgée pour exercer son métier. Elle et son mari profitaient également de leurs enfants pour les faire travailler au bordel pour n'importe quelle tâche. Le troisième groupe est celui des femmes qui travaillaient dans la rue. Il s'agissait souvent soit de femmes pauvres atteintes dans la plupart des cas de maladies vénériennes qui cherchaient un deuxième salaire, soit de femmes cherchant à voler les clients. Contrairement au premier groupe, elles étaient exploitées par un proxénète à qui elles étaient soumises. Quand les bordels étaient pleins de clients, les tenanciers descendaient parfois dans la rue afin de prendre celles qui se trouvaient dans les parages.

 

Le nombre croissant de prostituées est probablement dû à l'appauvrissement de la popula­tion. À Bruxelles, la prostitution était une alternative pour les chômeuses, mais aussi pour celles qui vivaient de métiers du textile parce que ces industries sont en recul perpétuel à partir du XVIIIe siècle. Vient en plus s'ajouter le chiffre des femmes de la campagne qui viennent en ville dans l'espoir de s'extirper de leur vie très précaire.

Toutefois, nous remarquons que la plupart des prosti­tuées qui travaillent à Bruxelles sont originaires de la ville. Même s'il y a plus d'arrestations d'étran­gères, ça ne veut pas dire qu'il y a plus de femmes qui viennent de l'extérieur de la ville, mais plutôt que la police est plus sévère avec celles-ci puisqu'elles nuisent à l'image et à l'ordre public, mais surtout parce que la capitale est en proie à un nombre croissant de prostituées venues de toutes les provinces. De plus, ces femmes viennent à Bruxelles pour fuir leur misère et ne connaissent pas spécialement les coutumes locales, ce qui fait qu'en plus de vivre misérablement, elles sont difficiles à gérer quant aux lieux qu'elles fréquentent ou encore dans la manière d'accoster les passants.

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