PROSTITUTION DANS LA GRECE ANTIQUE ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Prostitution_en_Gr%C3%A8ce_antique

Prostitution en Grèce antique

Courtisane et son client, péliké attiqueà figures rouges de Polygnote, v. 430 av. J.‑C.

La prostitution est une composante de la vie quotidienne des Grecs antiques dès l'époque archaïque. Dans les cités grecques les plus importantes et en particulier les ports, elle emploie une part non négligeable de la population et représente donc une activité économique de premier plan. Elle est loin d'être clandestine : les cités ne la réprouvent pas et les maisons closes existent au grand jour.

À Athènes, on attribue même au législateur légendaire Solon la création de lupanars étatiques à prix modérés, les dicterions.

La prostitution concerne inégalement les deux sexes : femmes de tous âges et jeunes hommes se prostituent, pour une clientèle très majoritairement masculine.

Prostitution féminine

Hétaïre et banqueteurs assis sur une banquette, terre cuite de Myrina, v. 25 av. J.‑C.musée du Louvre

Le pseudo-Démosthène proclame au ive siècle av. J.-C. devant les citoyens assemblés en tribunal : 

« nous avons les courtisanes en vue du plaisir, les concubines pour nous fournir les soins journaliers, les épouses pour qu'elles nous donnent des enfants légitimes et soient les gardiennes fidèles de notre intérieur »1. Si la réalité est sans doute moins caricaturale, il n'en reste pas moins que les Grecs n'éprouvent pas de scrupule moral au recours courant à des prostituées.

Parallèlement, les lois réprouvent très sévèrement les relations hors mariage avec une femme libre — dans le cas d'un adultère, le mari trompé a le droit de tuer l'offenseur pris en flagrant délit2 — de même que le viol. L'âge moyen du mariage étant 30 ans pour les hommes, le jeune Athénien n'a pas d'autre choix, s'il veut avoir des relations hétérosexuelles, que de se tourner vers ses esclaves ou vers les prostituées.

L'existence d'une prostitution féminine à destination des femmes est mal attestée. L'Aristophane du Banquet de Platon mentionne des ἑταιρίστριαι / hetairístriai dans son célèbre mythe sur l'Amour. Pour lui, « les femmes issues des portions de femmes primitives n'ont pas grand goût pour les hommes : elles préfèrent les femmes, et c'est de là que viennent les hetairístriai »3. Certains ont supposé qu'il s'agit de prostituées s'adressant à une clientèle lesbienne4

Lucien de Samosate s'étend sur cette pratique dans son Dialogue des courtisanes5 mais il est possible qu'il s'agisse simplement d'une allusion au passage de Platon.

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