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SUMER ? BABILONE ? BAB IL ONE ? STATUE DIVINE : REPRéSENTATION TERRESTRE QUI GARANTIT SA PRéSENCE EN CE LIEU !

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9sopotamie

La Mésopotamie (du grec Μεσοποταμία / Mesopotamía, de μεσο / meso « milieu, entre »

et ποταμός / potamós, « fleuve » : désigne le pays « entre deux fleuves »)

est une région du Moyen-Orient située entre le Tigre et l'Euphrate.

Elle correspond pour sa plus grande part à l'Irak actuel.

Elle comprend au nord (nord-est de la Syrie et le nord de l'Irak actuel) une région de plateaux, qui est une zone de cultures pluviales, et au sud, une région de plaines où l'on pratique une agriculture qui repose exclusivement sur l'irrigation.

Le sens du mot Mésopotamie a évolué au fil du temps. Au sens classique des Grecs et des Romains, la Mésopotamie désigne la partie du nord, appelée aussi Djézireh depuis la conquête arabe (vers 634 ap. J.-C.), pour la zone humide et irriguée on trouve le mot Sawâd dans les textes d'origine arabe.

Chez Arrien, qui écrit une Anabase d'Alexandre le Grand, on trouve pour la première fois

le terme de « Mésopotamie ».

Le terme vient d'une expression qui existe dans les langues locales, et que l'on trouve en akkadien sous la forme de Birīt Nārim, « Intervalle du fleuve », (de birīt, « intervalle », et nārim, « fleuve ») ou Māt Birītim, « Pays de l'intervalle » (de māt, « Pays » et birītim, « intervalle »). En araméen, il existe sous la forme de Beyn Nahrīm, « entre les fleuves » (de beyn, « entre », et ahrein « fleuve »), expression qui désigne dans tous les cas, la partie haute de l'Euphrate.

Actuellement, le terme « Mésopotamie » est généralement utilisé en référence à l'histoire antique de cette région, pour la civilisation ayant occupé cet espace jusqu'aux derniers siècles avant l'ère chrétienne ou au VIe siècle avant l'ère musulmane.

Le terme d'Assyrie est très couramment employé pour désigner le nord de la Mésopotamie. Parallèlement, le terme de Babylonie désigne le sud de la Mésopotamie, c'est-à-dire la plaine mésopotamienne. En effet, à partir de la moitié du IIe millénaire av.j.c, la région connaît deux entités politiques, dont l'une a pour capitale Assur — c'est l'Assyrie — et l'autre qui a pour capitale Babylone — c'est la Babylonie.

Le nord de la Mésopotamie est un vaste plateau désertique, tandis que le sud est une immense plaine alluviale très fertile où, de plus, la présence de nombreux bras de fleuve et de marécages permettait l'irrigation. Cette situation idéale en fit un des grands foyers de civilisation.

À partir du chalcolithique, vers 6000, on note, outre l'usage du cuivre, l'usage de l'irrigation en agriculture, l'apparition des sceaux-cachets, des peintures murales, de la céramique peinte, incisée ou décorée, des premiers sanctuaires ainsi qu'une utilisation généralisée de la brique.

Entre 6000 et 5000, on distingue la succession de trois cultures de types différents :

Puis viennent deux phases où le processus de complexification sociale s'accélère, jusqu’à la constitution de véritables États, puis la création d'une première forme d'écriture qui fait basculer la Mésopotamie dans l'Histoire :

Fichier:Stele Naram Sim Louvre Sb4.jpg

 

La Stèle de la victoire du roi Naram-Sin d'Akkad, XXIIIe siècle av. J.‑C.
Fichier:Milkau Oberer Teil der Stele mit dem Text von Hammurapis Gesetzescode 369-2.jpg
Le roi Hammurabi de Babylone face au dieu Shamash, détail de la stèle du Code d'Hammourabi, XVIIIe siècle av. J.‑C.

Écriture

Inscription cunéiforme du palais de Dur-Sharrukin, époque néo-assyrienne, fin du VIIIe siècle av. J.‑C. (Musée du Louvre)

La Mésopotamie a vu l'élaboration de ce qui est actuellement considéré

comme le plus ancien système d'écriture au monde.

On date son apparition vers 3500 avant. J.-C. Ce système d'écriture est d'abord linéaire, puis il prend un aspect cunéiforme dans le courant de la seconde moitié du IIIe millénaire. On écrit alors essentiellement sur des tablettes faites en argile, matériau abondant en Mésopotamie. Ce support survit très bien à l'épreuve du temps (et encore plus quand il est cuit à la suite d'un incendie), et c'est ce qui nous permet d'avoir une quantité de documentation écrite considérable sur la Mésopotamie ancienne. À partir du début du Ier millénaire, cette forme d'écriture est concurrencée par l'alphabet araméen, rédigé sur du parchemin ou du papyrus, support périssable dont aucun exemplaire ne nous est parvenu. Celui-ci finit par supplanter le cunéiforme vers le milieu du Ier millénaire, avant la disparition définitive de ce dernier au début de notre ère.

 Quelle que soit la dimension des royaumes, l'idéologie du pouvoir reste basée sur les mêmes principes.

Le véritable souverain du pays est sa divinité tutélaire,

qui accorde la royauté à une personne qui est digne de lui,

qui n'est jamais que son représentant terrestre,

chargé d'assurer l'entretien des temples du pays

et aussi de grandes conquêtes territoriales.

Ces dieux sont les divinités tutélaires des cités-États du IIIe millénaire,

puis le grand dieu Enlil avec l'avènement des États prétendant dominer

les pays de Sumer et d'Akkad, et enfin les divinités au caractère plus "national"

pour les royaumes et empires à partir de la fin du IIe millénaire :

Assur en Assyrie et Marduk à Babylone.

 

Bibliothèques

Les tablettes cunéiformes étaient entreposées dans des endroits prévus à cet effet dans les bâtiments où ils étaient rédigés. Parfois même des salles étaient réservées aux archives. Les tablettes pouvaient être placées dans des paniers, des coffres, ou bien sur des étagères. Un système de classement pouvait avoir été mis au point, mais il nous échappe bien souvent. On pouvait faire des classements d'archives administratives, mais aussi de production littéraire savante, comme dans le cas de la prétendue Bibliothèque d'Assurbanipal, trouvée à Ninive.

 

Les dieux mésopotamiens sont pour la plupart très anciens, et leur origine nous est souvent inaccessible. Les plus anciens ont un nom sumérien et un nom akkadien. Les principaux dieux sont :

À partir de la fin du IIe millénaire, les dieux « nationaux » Marduk à Babylone et Assur en Assyrie prennent une place de premier choix.

Hommes et dieux

Toutes les anthropogonies mésopotamiennes expliquent que les dieux ont créé les humains de manière à en faire leurs serviteurs, chargés de leur entretien. De manière concrète, cet entretien passe par le culte qui est rendu aux dieux dans ce qui est considéré comme leur résidence, le temple.

Les hommes pieux sont en principe assurés de la bienveillance divine à leur égard. En revanche, quiconque offenserait les dieux se place sous la menace d'une punition divine : maladie, disgrâce, difficultés économiques, etc.

Les temples

Les temples sont considérés comme étant les résidences terrestres de leur divinité principale, et souvent de leur entourage (parèdre, enfants, personnel divin). Ils portent d'ailleurs le même nom que les résidences humaines (É en sumérien, bītu(m) en akkadien). Ils étaient également souvent flanqués d'une tour à étages (ziggurat), monument emblématique de la civilisation mésopotamienne, passé à la postérité grâce au récit biblique de la Tour de Babel.

Les temples sont constitués d'une cella, abritant une statue divine,

représentation terrestre qui garantit la présence de celle-ci

en ce lieu, et qui doit constamment être entretenue.

Les temples étaient interdits au peuple. Sa perte, notamment après une défaite militaire et un sac du temple, est considéré comme un grand malheur.

Parce qu'ils doivent assurer le très coûteux entretien des dieux (et leur personnel), les temples sont dotés en terres, et aussi parfois en ateliers, montent des opérations commerciales. Il s'agit d'agents économiques de premier plan.

Le clergé

Le personnel officiant dans les temples est logé à proximité de celui-ci, dans des dépendances. Le personnel est divisé entre les membres chargés de son administration, et celui qui s'occupe de la partie rituelle. Il existe diverses spécialisations, en fonction de la tâche que l'on a à accomplir lors des rituels.

Les prêtres sont souvent des lettrés, et ils suivent parfois de longues études. Ils sont les principaux dépositaires des savoirs mésopotamiens, et ce sont eux qui assureront la survie de cette culture jusqu'aux débuts.

Certaines catégories de prêtres exercent en dehors des temples : ce sont les devins, les exorcistes et les astrologues. Ils servent notamment dans le palais royal, le souverain ayant besoin de leur aide puisque la fonction royale est aussi une fonction religieuse (le roi étant parfois lui-même considéré comme un prêtre).

Il existait aussi un clergé féminin. Certaines d'entre elles vivaient cloîtrées dans une résidence, et ne pouvaient en sortir, même si elles avaient parfois la possibilité de mener leurs propres affaires (par des achats de terrain notamment).

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