YAHWEH VISITA ANNE COMME MARIE ! YAHWEH APPELLE SAMUÏL ! TEMPLE DE YAHWEH! MAUDIRE YAHWEH : PAS D'EXPIATION! SAMUÏL PROPHèTE

2 : 20 HELI BéNISSAIT ELQANA ET SA FEMME, et il disait : "Que Yahweh te rende UNE DESCENDANCE DE CETTE FEMME, pour le DON qu'elle a fait à Yahweh"!

Puis ils s'en allaient chez eux.

21 PUIS YAHWEH VISITA ANNE, ET ELLE CONçUT ET ENFANTA TROIS FILS ET DEUX FILLES.

ET LE JEUNE SAMUÏL GRANDISSAIT à côté de YAHWEH.

22 Héli était très vieux, et il apprit tout ce que faisaient ses fils à l'égard de tout Israël, et QU'ILS COUCHAIENT AVEC LES FEMMES QUI FAISAIENT LEUR SERVICE à L'ENTRéE DE LA TENTE DE RéUNION.

23 Il leur dit : "Pourquoi faites-vous de telles choses? Car j'apprends de tout ce peuple-ci VOS MAUVAISES ACTIONS.

24 NON, mes enfants, non, aucunement bonne LA RUMEUR que j'entends; C'EST éLOIGNER LE PEUPLE DE YAHWEH.

25 SI un homme pèche contre un autre homme, ILOHIM PRONONCE à SON SUJET; MAIS SI C'EST CONTRE YAHWEH qu'il pèche, qui intercédera pour lui"?

ET ILS N'éCOUTAIENT PAS LA VOIX DE LEUR père, CAR YAHWEH VOULAIT LES FAIRE MOURIR.

26 Cependant le jeune SAMUÏL continuait à grandir, et il était agréable à YAHWEH ET AUX HOMMES.

27 Un homme de ILOHIM vint auprès d'HELI et lui dit : "AINSI PARLE YAHWEH : Ne me suis-je pas clairement révélé à la maison de ton père, lorsqu'ils étaient en Egypte dans la maison de Pharaon? 

28 JE L'AI CHOISI  D'entre toutes les tribus d'Israïl POUR ÊTRE MON PRÊTRE, POUR MONTER à MON AUTEL, POUR FAIRE FUMER LES FUMéES, POUR PORTER L'EPHOD DEVANT MOI, ET J'AI DONNé à LA MAISON DE TON PèRE TOUTES LES OFFRANDES DES ENFANTS D'ISRAÏL FAITES PAR LE FEU.

29 Pourquoi avez-vous piétiné mes sacrifices et mes oblations de LA DEMEURE? Et honoré tes fils plus que Moi, en vous engraissant devant MOI DES PRéMICES DE TOUTES LES OFFRANDES D'ISRAÏL?

30 C'est pourquoi, oracle de Yahweh, LE ILOHIM D'ISRAÏL : J'avais nettement dit : Ta maison et la maison de ton père marcheraient devant Moi à perpétuité.

Mais maintenant, oracle de Yahweh, loin de Moi! 

CAR J'HONORERAI CEUX QUI M'HONORENT, ET CEUX QUI ME MéPRISENT SERONT AVILIS.

31 VOICI que les jours viennent où je trancherai ton bras et le bras de la maison de ton père, en sorte qu'il n'y aura plus de vieillard dans ta maison.

32 Tu verras la détresse de LA DEMEURE, au milieu de tous les biens dont jouira Israël; et il n'y aura plus jamais de vieillard dans ta maison.

33 Pourtant JE MAINTIENDRAI quelqu'un des tiens près DE MON AUTEL, afin que ses yeux se consument et que son âme défaille; mais la plupart des gens de ta maison mourront dans la force de l'âge.

34 Et tu auras pour signe ce qui arrivera à tes deux fils, à Ophni et Pinhas : ILS MOURRONT TOUS DEUX LE MÊME JOUR.

35 ET JE ME SUSCITERAI UN PRÊTRE FIDèLE, QUI AGIRA SELON MON COEUR ET SELON MON ÂME, JE LUI

BÂTIRAI UNE MAISON STABLE, ET IL MARCHERA TOUJOURS DEVANT MOIN OINT.

36 ET QUICONQUE RESTERA DE TA MAISON VIENDRA SE PROSTERNER DEVANT LUI,  pour des piécettes d'argent et un morceau de pain, et il dira : Adjoins-moi, je te prie, à quelqu'une des fonctions du SACERDOCE, afin que j'aie un morceau de pain à manger".

YAHWEH SE RéVèle à SAMUÏL.

3 : 1 L'enfant Samuïl servait Yahweh en la présence d'HELI. La parole de Yahweh était rare en ces jours-là, et la vision n'était pas fréquente.

2 Or, un jour, comme HELI était couché à sa place, - or ses yeux avaient commencé à s'affaiblir et il ne pouvait pas voir; 3 LA LAMPE DE YAHWEH NE S'était pas encore éteinte,

et Samuïl était couché DANS LE TEMPLE DE YAHWEH, Où était L'ARCHE DE YAHWEH,

- 4 ALORS YAHWEH APPELA SAMUÏL; 5 il répondit "Me voici"! Et il courut auprès d'HELI et dit : "Me voici, car tu m'as appelé".

Et Héli lui répondit : "Je n'ai pas appelé; retourne te coucher".

Et il alla se coucher.

6 MAIS Yahweh recommença encore à appeler Samuïl; et Samuïl se leva et il alla aurpèrs d'Héli et dit : "Me voici, car tu m'as appelé". Héli répondit : "Je n'ai pas appelé, mon fils; retourne te coucher".

7 Samuïl ne connaissait pas encore Yahweh, et la Parole de Yahweh NE LUI AVAIT PAS ENCORE été révélée.

(Commentaires personnels : Samuïl ne connaissait pas encore Yahweh personnellement, et Yahweh ne lui avait pas encore adresser LA PAROLE. SAMUÏL CONNAISSAIT YAHWEH, LE ILOHIM D'ISRAÏL ET LA PAROLE DE YAHWEH DANS LE LIVRE DE MOÏSE.)

8 Yahweh recommença à appeler Samuïl pour la troisième fois. Il se leva et il alla auprès d'Héli et dit : "Me voici, car tu m'as appelé".

HELI COMPRIT QUE C'était YAHWEH qui appelait l'enfant.

9 Et Héli dit à Samuïl : "Va, couche-toi, et s'il t'appelle, tu diras : PARLE, YAHWEH, CAR TON SERVITEUR éCOUTE".

Et Samuïl s'en alla et se coucha à sa place.

10 Yahweh vint, s'approcha et appela comme les autres fois : "Samuïl ! Samuïl ! Et Samuïl dit : "Parle, car ton serviteur écoute".

11 ALORS YAHWEH DIT à SAMUÏL : "VOICI que je vais faire dans Israïl une chose qui fera tinter LES DEUX OREILLES DE QUICONQUE L'ENTENDRA.

12 EN CE JOUR-Là JE SUSCITERAI SUR HELI tout ce que J'ai prononcé TOUCHANT SA MAISON, le commençant et l'achevant.

13 JE LUI AI ANNONCé QUE J'ALLAIS JUGER SA MAISON POUR JAMAIS, à cause du péché qu'il savait : SES FILS QUI MAUDISSAIENT ILOHIM, ET IL NE LES A PAS REPRIS.

14 C'est pourquoi J'AI JURé à la maison d'HELI QUE JAMAIS LE péché DE LA MAISON D'HELI ne sera expié, NI PAR SACRIFICE NI PAR OBLATION".

15 Samuïl resta couché jusqu'au matin, puis il ouvrit LES PORTES DE LA MAISON DE YAHWEH. 

Et Samuïl craignait de raconter la vision à Héli.  16 MAIS HELI appela Samuïl, en disant :

"Samuïl, mon fils"! Il répondit : "Me voici". 17 Et Héli dit : "Quelle est la parole qu'IL t'a dite? Je te prie, ne me la cache pas. Qu'ainsi te fasse Ilohim, et qu'ainsi IL ajoute si tu me caches une parole de toute LA PAROLE QU'IL T'A DITE"!

18 Alors Samuïl lui raconta toutes les choses sans lui rien cacher. Et Héli dit : "C'EST YAHWEH; CE QUI EST BON à SES YEUX, QU'IL LE FASSE"!

19 Quant à Samuïl, il grandit; Yahweh était avec lui, et IL NE LAISSA TOMBER à TERRE AUCUNE DE SES PAROLES.

20 TOUT ISRAÏL, DEPUIS DAN JUSQU'à BERSABEE, SUT QUE SAMUÏL était accrédité COMME

PROPHèTE DE YAHWEH.

21 ET YAHWEH CONTINUAIT D'APPARAÎTRE à SILO,

ET YAHWEH se révélait à Samuïl, à SILO, PAR LA PAROLE DE YAHWEH.

4: 1 LA PAROLE DE SAMUÏL FUT ADRESSéE à TOUT ISRAÏL.

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SOUFISME.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Soufisme

Le soufisme (en arabe : تصوف [taṣawūf]) ou Tasawwouf est une quête ontologique et religieuse dans l'islam. C'est une voie intérieure (Batin)apparue avec la révélation prophétique de l'islam, ayant pris ses racines initiales dans l'orthodoxie sunnite essentiellement, mais qui a évoluéépistémologiquement — pour certains de ses courants — pour ensuite problématiser les dissidences chiites (ismaïlismeDruzes). Le tassawouf est par conséquent un élan de l'âme loin du théisme orthodoxe de l'islam. 

Les sens du mot soufi

Les « hypothèses étymologiques » concernant ce mot relèvent surtout de similitudes phonétiques.

Selon une première hypothèse, « soufisme » viendrait de l'arabe safa ou safw (صفا [ṣafā] « clarté ; limpidité »), qui signifie « pureté cristalline ».

Selon une seconde hypothèse, le mot « soufisme » viendrait de Ahl al-soufa (أَهلُ الصُّفَّةِ [ahl aṣ-ṣuffa], « les gens du banc » ; (le mot a donné « sofa » en français), en référence à ceux qui vivaient dans la Mosquée du Prophète à Yathrib (Médine), et qui furent mentionnés dans le Coran comme « la compagnie de ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir désirant Sa face1 » et qu'on aurait désignés par le mot Suffiyya. Cette deuxième hypothèse est parfois comparée à ahl al-Saff, (أَهلُ الصُّفَّ [ahl aṣ-ṣaff], « les Gens du Rang »), dans le sens de « premier rang » béni et élite de la communauté.

Selon une troisième, le mot « soufisme » serait tiré de al-souf (ﺻﻮﻑ [ṣūf], « laine » qui donne صوفيّ [ṣūfīy], « laineux »), du fait que les ascètes deKoufa s'en revêtaient ; c'est ce que retient l'historien Ibn Khaldoun. Le soufi portait en effet un vêtement de laine, comme les pauvres en signe de modestie. La modestie et la pauvreté sont évoquées dans d'autres noms donnés à certains d'entre eux : derviche (persan : درويش [derwiš], « mendiant ») ou [faqīr] (en arabe: فقير, « pauvre »).

Certains ont fait remarquer qu'à part cette dérivation, toutes les autres sont incorrectes du point de vue de la grammaire arabe (par exemple, l'attribution à safâ se dit safawiy et non soufi)2. Quant à la quatrième, elle dériverait de souffat al-kaffa, ou « éponge molle », en référence au cœur du soufi pur et réceptif3. Une cinquième possibilité est que soufisme provient du mot grec sofia signifiant « sagesse »4.

Selon René Guénon (Abdel Wahid Yahya), et suivant une approche ésotérique des lettres arabes, le sens caché du mot ne peut être donné que par « l'addition des valeurs numériques des lettres dont il est formé. le mot soufi a le même nombre que El-Hekmah el-ilahiyah, c'est-à-dire la « Sagesse divine » ; le soufi véritable est donc celui qui possède cette sagesse, ou, en d'autres termes, il est el-ârif bi'llah, c'est-à-dire « celui qui connaît par Dieu », car Dieu ne peut-être connu que par Lui-même »5.

En toute rigueur, le terme soufi désigne un individu parvenu à la réalisation spirituelle totale, et non un aspirant à une telle réalisation intérieure, qui devrait être appelé moutaçawwif (مُتَصَوِّف [mutaṣawwif]). Mais, en pratique, les maîtres eux-mêmes emploient le terme « soufi » d'une façon beaucoup plus globale et indistincte, conformément à un principe général qu'exprime bien le hadith suivant du Prophète rapporté par Abou Daoud et jugé authentique par cheikh al Albany : « Quiconque imite un peuple en fait partie. »

La spiritualité du soufisme

Les musulmans soufis sont des personnes qui recherchent l'intériorisation, l'amour de Dieu, la contemplation, la sagesse. Il s'agit d'une organisation initiatique et ésotérique.

En tant que notables, les soufis combattent au nom de l'islam le vice sous toutes ses formes, montrant justement par là leur aspiration à l'application pleine et entière des lois islamiques : boissons alcoolisées – vin surtout –, haschischprostitution6... Leurs luttes se sont souvent tournées contre ceux qui menacent de dévoyer la spiritualité des croyants, y compris des émirs licencieux6.

Dès le début de l'islam, Abû Dharr, par exemple, un compagnon de Mahomet, se distingue par sa condamnation des puissants, qui lui a valu l'emprisonnement par les puissants de son époque6.

Le soufisme a pour objectif la recherche de l'agrément de Dieu, la promotion du tawhîd – « science de l'unicité de Dieu ». Il combine la charia, la loi islamique, et la al-haqîqa, la vérité6. L'adhésion au Coran y est un nécessaire préalable à la compréhension du monde6. Les rites sont inutiles s'ils ne sont pas accomplis avec sincérité6. Pour certains vulgaristes, le soufisme prône l'existence d'une connaissance cachée (ilm al bâtin) et un idéal de non-attachement aux choses de ce monde et de combat intérieur contre le vice. Ce dernier point est vérifié, mais le principe de ilm al bâtînfait référence à l'acceptation par le cœur du verset qui pourrait être traduit par « rien ne ressemble à Dieu ».

Dans le soufisme, l'Être suprême est Dieu, auquel on accède – c'est-à-dire accéder à Son agrément – par l'amour de Lui6. Les « clichés » occidentaux, à côté de ces vérités théologiques, sont nombreux : le symbolisme de l'arbre de la connaissance représente les progrès de laméditation et de la sagesse ; la barrière qui sépare l'homme de Dieu est symbolisée par la montagne cosmique (Qâf), une prétendue présence invisible de Dieu dans le cœur du croyant, poursuivie à travers l'expérience ascétique et l'union extatique (dans l'amour physique notamment) qui permettraient d'atteindre à l'amour et à la connaissance du Créateur.

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21 PUIS YAHWEH VISITA ANNE, ET ELLE CONçUT ET ENFANTA TROIS FILS ET DEUX FILLES.

ET LE JEUNE SAMUÏL GRANDISSAIT à côté de YAHWEH.

22 Héli était très vieux, et il apprit tout ce que faisaient ses fils à l'égard de tout Israël, et QU'ILS COUCHAIENT AVEC LES FEMMES QUI FAISAIENT LEUR SERVICE à L'ENTRéE DE LA TENTE DE RéUNION.


PROSTITUTION SACRéE.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Prostitution_en_Gr%C3%A8ce_antique

Prostitution en Grèce antique

 
 
Courtisane et son client, pélikéattique à figures rouges de Polygnote, v. 430 av. J.‑C.Musée national archéologique d'Athènes

La prostitution est une composante de la vie quotidienne des Grecs antiques dès l'époque archaïque. Dans les cités grecques les plus importantes et en particulier les ports, elle emploie une part non négligeable de la population et représente donc une activité économique de premier plan. Elle est loin d'être clandestine : les cités ne la réprouvent pas et les maisons closes existent au grand jour. À Athènes, on attribue même au législateur légendaire Solon la création de lupanars étatiques à prix modérés, lesdicterions. La prostitution concerne inégalement les deux sexes : femmes de tous âges et jeunes hommes se prostituent, pour une clientèle très majoritairement masculine.

Prostitution féminine[modifier | modifier le code]

Hétaïre et banqueteurs assis sur une banquette, terre cuite de Myrina, v. 25 av. J.‑C.musée du Louvre

Le pseudo-Démosthène proclame au ive siècle av. J.-C. devant les citoyens assemblés en tribunal :« nous avons les courtisanes en vue du plaisir, les concubines pour nous fournir les soins journaliers, les épouses pour qu'elles nous donnent des enfants légitimes et soient les gardiennes fidèles de notre intérieur »1. Si la réalité est sans doute moins caricaturale, il n'en reste pas moins que les Grecs n'éprouvent pas de scrupule moral au recours courant à des prostituées.

Parallèlement, les lois réprouvent très sévèrement les relations hors mariage avec une femme libre — dans le cas d'un adultère, le mari trompé a le droit de tuer l'offenseur pris en flagrant délit2 — de même que le viol. L'âge moyen du mariage étant 30 ans pour les hommes, le jeune Athénien n'a pas d'autre choix, s'il veut avoir des relations hétérosexuelles, que de se tourner vers ses esclaves ou vers les prostituées.

Pornai[modifier | modifier le code]

Courtisane recevant l'un de ses clients, lécythe attique à figures rouges du peintre d'Athéna, v. 460-450 av. J.‑C.,Musée national archéologique d'Athènes

Ces prostituées sont classées en plusieurs catégories. En bas de l'échelle se trouvent les πόρναι /pórnai6, qui comme l'étymologie l'indique — le mot vient de πέρνημι / pérnêmi, « vendre » — sont généralement des esclaves, propriété du πορνοϐοσκός / pornoboskós ou proxénète, littéralement le « berger » des prostituées, qui acquitte une taxe sur le revenu qu'elles génèrent7. Le propriétaire peut être un citoyen, pour qui il s'agit d'une source de revenus comme une autre : un orateur du ive siècle av. J.-C.en fait figurer deux dans l'état de sa fortune8 ; Théophraste cite le proxénète aux côtés de l'aubergiste et du collecteur d'impôts, dans une liste de professions ordinaires, bien que peu honorables9. Le propriétaire peut être également un ou une métèque.

À l'époque classique, les filles sont des esclaves d'origine barbare ; à partir de l'époque hellénistique, s'y ajoutent les cas de petites filles exposées par leur père citoyen, considérées comme esclaves jusqu'à preuve du contraire. Le cas semble fréquent, puisque Clément d'Alexandrie, au iie siècle apr. J.-C., met en garde ceux qui fréquentent les prostituées contre le danger d'inceste : « combien de pères, ayant oublié les enfants qu'ils avaient abandonnés, ont, sans le savoir, des relations sexuelles avec leur fils qui se prostitue ou leur fille devenue une courtisane… »10. Ces prostituées travaillent dans des maisons closes, généralement dans des quartiers connus pour cette activité, tels que le Pirée (port d’Athènes) ou leCéramique à Athènes. Elles sont fréquentées par les marins et les citoyens pauvres.

À cette catégorie appartiennent les filles des bordels d'État athéniens. Selon Athénée11 citant l'auteur comique Philémon12 et l'historien Nicandre de Colophon13, c'est Solon qui, « soucieux de calmer les ardeurs des jeunes gens, […] prit l’initiative d’ouvrir des maisons de passe et d’y installer des jeunes femmes achetées »14. Ces bordels étatiques [Contradiction], les dicteria, appartiennent à de riches citoyens [Informations douteuses] [Contradiction], sont tenus par des gérants appelés pornobosceions15 et surveillés par des fonctionnaires. Ils jouissent du privilège d'inviolabilité et sont d'abord établis dans les ports pour une clientèle de marins16. Les prostituées qui y travaillent s’appellent les dictériades. Ainsi, l'un des personnages des Adelphes s'exclame :

« Toi, Solon, tu as fait là une loi d’utilité publique, car c’est toi qui, le premier, dit-on, compris la nécessité de cette institution démocratique et bienfaitrice, Zeus m'en est témoin ! Il est important que je dise cela. Notre ville fourmillait de pauvres garçons que la nature contraignait durement, si bien qu’ils s’égaraient sur des chemins néfastes : pour eux, tu as acheté, puis installé en divers endroits des femmes fort bien équipées et prêtes à l’emploi. […] Prix : une obole ; laisse-toi faire ! Pas de chichis ! Tu en auras pour ton argent, comme tu veux et de la manière que tu veux. Tu sors. Dis-lui d'aller se faire voir ailleurs : elle n'est rien pour toi. »

Comme le souligne le personnage, les maisons closes soloniennes rendent la satisfaction sexuelle accessible à tous17 et donc indépendante des revenus personnels. Dans cette même optique, Solon aurait érigé, grâce à la taxe levée sur les maisons closes (la pornikotelos), un temple àAphrodite Pandémos, littéralement Aphrodite « de tout le peuple »18. Même si la véracité historique de ces anecdotes est douteuse, il semble néanmoins clair que les Athéniens considèrent la prostitution comme une composante de la démocratie.

S'agissant des tarifs, il existe de nombreuses allusions au prix d'une obole pour les prostituées les moins coûteuses, sans doute pour les prestations les plus simples. Il est difficile de savoir s'il s'agit d'un montant proverbial signifiant simplement « bon marché » ou d'un prix réel.

Prostitution sacrée

La Grèce ne connaît pas de prostitution sacrée d'ampleur comparable à celle qui existe au Proche-Orient ancien. Les seuls cas connus concernent les franges du monde grec (en Sicile, à Chypre, dans le royaume du Pont ou en Cappadoce).

En Grèce même, Corinthe constitue une exception : à l'époque romaine, Strabon témoigne que l'Acrocorinthe héberge plus d'un millier d'esclaves du temple (ἱεροσοὐλος / hierodoulos), prostituées (ἑταίρας / hetairas)37, vouées par des citoyens à la déesse, source des richesses de la ville. C'est, selon lui, l'origine du proverbe « il n'est pas donné à n'importe qui d'aller à Corinthe »38, qui met l'accent à la fois sur le caractère agréable du séjour là-bas, mais aussi sur son coût39. Athénée confirme la pratique : « Quand de simples citoyens prient la déesse d’exaucer leurs désirs, ils s’empressent d’ajouter que, si leur vœu se réalise, ils lui amèneront, comme témoignage de leur gratitude, des prostituées. »40 Déjà en 464 av. J.‑C., un dénommé Xénophon de Corinthe, vainqueur de la course à pied et du pentathlon aux Jeux olympiques, dédie à Aphrodite, en signe de remerciement, cent jeunes filles au temple de la déesse. Il commande à Pindare un chant de gala qui célèbre les « filles très accueillantes, servantes de Péitho [la persuasion] en la fastueuse Corinthe »41.

Une prostituée et son client, œnochoédu Peintre de ShuvalovAltes Museumde Berlin

Prostitution et pédérastie

Un homme mûr propose une somme d'argent à un jeune homme en échange d'une relation sexuelle, médaillon d'une coupe attique à figures rouges, ve siècleav. J.-C.Metropolitan Museum of Art

 Contrairement à la prostitution féminine, qui mobilise des femmes de tout âge, la prostitution masculine est quasiment réservée aux adolescents. La liaison entre l'adulte et l'enfant, le pais, ne relève pas du marché des corps, mais de la paideia, de l'éducation. Des enfants mâles étaient sacrifiés à la mode très répandue des eunuques, privés en partie de leurs organes génitaux. Solon, célèbre législateur athénien, réglementa les mœurs de la jeunesse et s'opposa à la prostitution des garçons de naissance mais il n'interdit pas la vente des jeunes esclaves destinés à la débauche. Dans les Amours (25-26), le pseudo-Lucien indique expressément :

« Or, une femme, depuis sa puberté virginale jusqu'au milieu de son âge, et avant que les dernières rides de la vieillesse aient sillonné ses attraits, est un objet digne des embrassements et de la tendresse des hommes, et, quand elle a passé l'époque de la beauté, son expérience peut encore parler plus éloquemment que les jeunes garçons. Mais celui qui s'adresse à un jeune homme de vingt ans me paraît lui-même un coureur de jouissances infâmes, qui poursuit une Vénus ambiguë. Les membres d'un tel mignon, formés comme ceux d'un homme, sont robustes et nerveux. De délicat qu'était son menton, il est devenu rude par la barbe dont il est garni, et ses cuisses arrondies se sont hérissées de poils59. »

SUITE











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