RETENTION DE L'INFORMATION AU NIVEAU DES MEDIAS CONCERNANT LES CATASTROPHES NATURELLES AU NIVEAU MONDIAL ?

 

LIEN TRES INTERESSANT ET COMPLET l

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VEILLE DES CATASTROPHES NATURELLES

Intempéries venteuses en Bretagne

15 décembre 2012 Intempéries - France
Les pompiers sont intervenus à une vingtaine de reprises, depuis le début de la journée, en raison des fortes pluies accompagnées de bourrasques de vent en Bretagne. Caractérisation de l'événement…
 

De fortes pluies causent des inondations dans le Var

14 décembre 2012 Inondations - France
De fortes pluies ont provoqué des inondations dans le golfe de Saint-Tropez. Plusieurs axes étaient impraticables ou difficiles d'accès.
 
 

Les pires catastrophes naturelles de 2011 étaient souvent les plus graves de toute l’histoire des pays touchés. C’est ce qu’a révélé le Global Climate Risk Index (CRI) 2013, rendu public hier à Doha.

Le Brésil, le Cambodge, le Salvador, le Laos et la Thaïlande font partie des dix pays les plus touchés selon le CRI. Ils ont tous enregistré leurs catastrophes naturelles les plus dramatiques en 2011.

Au Brésil, plus de 1 000 personnes ont perdu la vie dans des inondations et des glissements de terrain qui ont causé près de 5 milliards de dollars de pertes directes, a annoncé l’indice élaboré par l’organisation non gouvernementale (ONG) Germanwatch.

La Thaïlande arrive en première place dans la liste des pays les plus touchés par des catastrophes naturelles en 2011. Le pays a connu les inondations les plus graves de son histoire lorsque la tempête tropicale Nock-ten s’est abattue sur ses côtes. Les inondations ont entraîné 43 milliards de dollars de pertes, ce qui en fait l’une des catastrophes naturelles les plus coûteuses au monde.

Le Salvador, le pays le plus petit d’Amérique centrale, apparaît fréquemment dans l’indice annuel. En 2011, d’importantes inondations et des glissements de terrain ont causé plus d’un milliard de dollars de dégâts.

Au Cambodge, les fortes précipitations ont entraîné les pires inondations depuis des décennies. Environ 250 personnes ont péri et des maisons et des rizières ont été anéanties. Au Laos, le pays voisin, 10 des 17 provinces ont enregistré d’importantes inondations. Plus de 300 000 personnes ont été touchées.

 

Lien avec les changements climatiques

« Nous observons que, dans un nombre croissant de cas, la science dit : ‘ces événements graves n’auraient probablement pas eu lieu en l’absence de changement climatique’. Les catastrophes naturelles rendent [le phénomène] plus visible », a dit Sven Harmeling, responsable des politiques en matière de changement climatique à Germanwatch. « On peut s’attendre à ce que cela s’accentue à l’avenir et que certains pays connaissent des événements extrêmes d’une intensité jamais observée auparavant. »

Le climat étant la moyenne de nombreux phénomènes météorologiques enregistrés sur plusieurs années, des événements uniques ne peuvent être directement liés aux changements climatiques. Des études indiquent toutefois que l’augmentation de la fréquence des phénomènes climatiques extrêmes serait vraisemblablement due au changement climatique. Des chercheurs de l’université d’Oxford et du Centre Hadley pour la recherche et la prévision climatique (Hadley Centre for Climate Prediction and Research) ont montré que l’augmentation des gaz à effet de serre (GES) d’origine anthropique dans l’atmosphère avait, au minimum, multiplié par deux le risque d’une vague de chaleur plus intense que la canicule record qui a frappé l’Europe en 2003.

Dans son rapport spécial de 2012, intitulé Managing the Risks of Extreme Events and Disasters to Advance Climate Change Adaptation [Gestion des risques d’événements extrêmes et de catastrophes pour progresser dans l’adaptation climatique], le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a indiqué que des changements dans les phénomènes naturels extrêmes avaient été observés depuis 1950. Selon le rapport, la fréquence et l’intensité des précipitations, des sécheresses et des périodes de chaleur ont vraisemblablement augmenté dans certaines régions.

Le CRI 2013 présente une sélection des catastrophes naturelles records observées depuis 2000. Sont cités : l’été le plus chaud des 500 dernières années en Europe, observé en 2003 ; l’automne le plus humide en Angleterre et au Pays de Galles depuis 1766, enregistré en 2000 ; l’été le plus chaud qu’a connu la Grèce depuis 1891, en 2007 ; l’été le plus chaud enregistré dans l’ouest de la Russie depuis 1500, en 2010 ; et, la même année, l’inondation la plus grave de toute l’histoire du Pakistan.

La conférence des Nations unies sur le changement climatique, qui se tient actuellement à Doha, suit de peu l’ouragan Sandy, l’une des plus grandes catastrophes de l’histoire des États-Unis, qui s’est soldé par un grand nombre de victimes. La tempête a également causé environ 50 milliards de dollars de pertes économiques, a fait remarquer le CRI.

Or, les États-Unis ont été touchés par une catastrophe encore plus grave en 2012. Une catastrophe qui a eu de profondes répercussions sur la sécurité alimentaire mondiale. « Cela peut paraître incroyable, mais Sandy n’est probablement pas la catastrophe météorologique la plus mortelle ni la plus coûteuse de l’année aux États-Unis. Les dégâts de près de 50 milliards de dollars occasionnés par Sandy vont vraisemblablement être éclipsés par les coûts considérables occasionnés par la grande sécheresse de 2012 [...] Il faudra attendre plusieurs mois avant de connaître les coûts de la pire sécheresse qu’a connue l’Amérique depuis 1954, mais elle devrait coûter entre un demi-point et un point de croissance au PIB », a écrit dans son blog Jeff Masters, un climatologue de renom.

Selon le CRI, en raison de ces impacts économiques considérables, la question controversée des pertes et dommages causés par les changements climatiques va « peser de plus en plus lourd » dans les négociations.

Selon le rapport spécial du GIEC, plus de 95 pour cent des décès liés à des catastrophes entre 1970 et 2008 ont eu lieu dans des pays en développement. « Les pays à revenu intermédiaire dont les ressources se développent rapidement sont ceux qui ont payé le plus lourd tribut. Entre 2001 et 2006, les pertes se sont élevées à près d’un pour cent du PIB pour ces pays. Dans les petits pays les plus exposés, notamment les petites îles en voie de développement, les pertes exprimées en pourcentage du PIB sur la moyenne des années avec ou sans catastrophes allant de 1970 à 2010 ont été particulièrement élevées. Elles ont dépassé un pour cent dans de nombreux cas et atteint huit pour cent dans les cas les plus extrêmes. »

Selon M. Harmeling, les pays qui participent à la conférence de Doha sur le climat « pourraient décider de commencer à élaborer une approche stratégique globale pour répondre à ces pertes et dommages. Cette approche pourrait prendre la forme d’un mécanisme international et serait principalement [axée] sur l’adaptation. Mais il serait également nécessaire d’intensifier les travaux sur le rétablissement et les systèmes d’assurance multinationaux. »

 

Source : Germanwatch

http://www.catnat.net/reglementation/veille-reglementaire/14893-catastrophes-naturelles-les-scientifiques-s-inqui%C3%A8tent-de-futurs-proc%C3%A8s

Catastrophes naturelles: les scientifiques s'inquiètent de futurs procès

Publié le 30 octobre 2012

 

Sécheresse, inondations, pandémie grippale, éruptions volcaniques… Autant de risques sur lesquels les scientifiques pourraient au pire ne plus vouloir se prononcer, au mieux le faire sous le seul couvert de l'anonymat. Après la condamnation de six sismologues italiens à six ans de prison ferme, l'émoi de la communauté scientifique est toujours à son comble. Les six savants ainsi que le sous-directeur de la protection civile ont été accusés d'avoir sous-évalué les risques avant le séisme qui a dévasté la ville de L'Aquila en 2009 et provoqué la mort de 295 personnes. Or tous les sismologues s'accordent à dire qu'il est impossible de prévoir un tremblement de terre.

Le président de la commission «grands risques», dont les experts ont été mis en cause, a annoncé mardi qu'il démissionnait de son poste. «Il n'est pas possible de fournir à l'État des avis sereins, désintéressés et hautement professionnels avec cette folle pression judiciaire et médiatique. Cela ne s'est jamais produit dans aucun autre pays du monde», a-t-il déclaré annonçant que plusieurs de ces collègues allaient suivre une même démarche. De leur côté, les sept condamnés ont fait appel de la décision.

Pour les scientifiques le verdict soulève de multiples questions. C'est tout d'abord celle du rapport avec la société. «La vision un peu brutale transmise de manière très large est que la science sait ou ne sait pas: quand elle ne sait pas prédire de manière exacte, c'est qu'elle n'a rien à dire, et si elle se hasarde à des anticipations, celles-ci doivent être exactes. C'est une vision très dange­reuse: nous vivons dans un monde où tout n'est pas prévisible, même si la science nous permet d'anticiper certains risques», rappelle le climatologue Hervé Le Treut.

C'est ensuite le rapport très délicat avec la justice. Il y a des exemples de procès par le passé mettant en cause des prévisions de scientifiques. «Nous avons connu des attaques de ce type», raconte ainsi Patrick Chassagneux en charge de la vigilance à ­Météo-France. Un sismologue américain ayant annoncé des risques de tremblements de terre à Los Angeles a également été poursuivi par des promoteurs qui l'accusaient d'avoir fait baisser les prix. Mais, jusqu'à présent, les plaignants ont été déboutés.

«Sans aller jusqu'à soutenir un éventuel principe d'irresponsabilité des scientifiques, il faut bien garder en tête que celui-ci établit son raisonnement en fonction de l'état des connaissances à un moment donné souligne Alain Carpentier, le président de l'Académie des sciences. On ne peut donc pas lui tenir grief du fait que ses connaissances soient limitées s'il a bien mobilisé toutes celles qui sont à sa disposition», affirme-t-il. Sinon, «on prend le risque que plus personne ne veuille se prononcer», s'inquiète Michel Setbon, sociologue des sciences «ou que les scientifiques se couvrent systématiquement en criant au loup».

«Il faut bien séparer le rôle de l'expert de celui du politique qui prend la décision», explique de son côté le géophysicien Vincent Courtillot, qui pointe du doigt les rapports complexes entre les experts, les politiques, les médias et le grand public: «Chacun doit garder sa place», ajoute-t-il. Ce procès en tout cas aura peut-être le mérite de rappeler que l'on ne peut pas tout attendre de la science.

Dans un article publié par la revue Nature au mois d'octobre et consacré au procès de L'Aquila, certains habitants expliquent comment, suspendus aux analyses scientifiques, ils ont petit à petit abandonné les réflexes de bon sens qui faisaient notamment que leurs parents quittaient systématiquement leur maison dès qu'il y avait une alerte sismique. «On aurait des dispositifs opérants en ravivant non pas la culture du risque mais la mémoire de la survie», plaide ainsi Emmanuel Garnier, historien du climat. Des propos qui, pour l'heure, ne rencontrent que bien peu d'échos.

 

Source : Le Monde

 http://www.catnat.net/donneesstats/dernieres-actualites/14872-l-am%C3%A9rique-du-nord-est-le-continent-le-plus-touch%C3%A9-par-les-%C3%A9v%C3%A9nements-m%C3%A9t%C3%A9orologiques-extr%C3%AAmes

L'Amérique du Nord est le continent le plus touché par les événements météorologiques extrêmes

Publié le 26 octobre 2012.

Une nouvelle étude menée par le réassureur Munich Re indique que l'Amérique du Nord a été la plus touché par les phénomènes météorologiques extrêmes au cours des dernières décennies. La publication «Les phénomènes météorologiques violents en Amérique du Nord», analyse toutes sortes de dangers météorologiques et leurs tendances. Le document rend compte et montre que le continent a connu les plus fortes augmentations de sinistres liés aux conditions météorologiques dans le monde.

L'étude a été préparée dans le but de soutenir les souscripteurs et les clients en Amérique du Nord grâce à son service NatCatSERVICE et sa base de données riche de plus de 30.000 dossiers de sinistre, Munich Re analyse les tendances de fréquence des sinistres pour l'ensemble des risques.

Le continent nord-américain est exposé à toutes sortes de dangers météorologiques dangereux - cyclone tropical, orage, tempête, tornade, sécheresse et inondations. Une des raisons à cela est qu'il n'y a aucune chaîne de montagnes d'est en ouest qui sépare chaud de l'air froid ce qui favorise la survenance de phénomènes météorologiques violents.

Nulle part dans le monde est le nombre croissant de catastrophes naturelles les plus évidentes qu'en Amérique du Nord. L'étude montre un nombre presque quintuplé des sinistres liés aux conditions météorologiques en Amérique du Nord pour les trois dernières décennies. Par comparaison cette hausse a été multipliée par 4 en Asie, 2,5 en Afrique, 2 en Europe et 1,5 en Amérique du Sud. Le changement climatique anthropique est censé contribuer à cette tendance, notamment pour certains phénomènes tels que les vagues de chaleur, les sécheresses, les précipitations intenses, et sur le long terme très probablement aussi l'intensité des cyclones tropicaux.

Pour la période concernée - 1980 à 2011 - la charge de la perte globale liée aux catastrophes climatiques a été de 1,06 milliard de $ (en valeurs 2011). Les pertes assurées s'élevaient à 510 milliards de $, et quelque 30.000 personnes ont perdu la vie en raison des catastrophes météorologiques en Amérique du Nord durant cette période. Avec 62,2 milliards de $ de pertes assurées et 125 milliards de $ de pertes globales (en valeurs d'origine) l'ouragan Katrina en 2005 a été l'événement le plus coûteux jamais enregistrée aux États-Unis. Katrina a également été l'événement le plus meurtrier avec 1.322 morts.

L'idée que les phénomènes météorologiques extrêmes deviennent plus fréquentes et plus intenses dans diverses régions due au réchauffement climatique est en accord avec des connaissances scientifiques actuelles, comme indiqué dans le quatrième rapport d'évaluation du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), ainsi que dans le rapport sur les phénomènes météorologiques extrêmes et des catastrophes (SREX). Cependant, les pertes croissantes causées par des catastrophes naturelles liées météorologiques sont également alimentées par des facteurs socio-économiques tels que la croissance démographique, l'étalement urbain et l'accumulation des enjeux économiques dans certaines zones.

Parmi les nombreuses idées de risque de l'étude offre maintenant de nouvelles preuves de l'impact du changement climatique émergente. Pour les pertes liés aux orages par exemple, l'analyse révèle une volatilité croissante et une tendance à la hausse à long terme au cours des 40 dernières années. Ces chiffres ont été ajustés pour tenir compte de facteurs tels que l'augmentation des valeurs, la croissance démographique et de l'inflation. Une analyse détaillée de la série chronologique indique que les changements observés correspondre bien aux modèles qui prévoient un changement des conditions météorologiques favorables à la formation des cellules orageuses importantes.

Le chef de Munich Re de l'Unité de recherche Geo risques, le professeur Peter Hoppe, a déclaré: «Selon toute vraisemblance, nous devons considérer ce résultat comme une première empreinte sur le changement climatique dans nos données sur les pertes américaines au cours des quatre dernières décennies passées. Les premiers effets du changement climatique sont déjà perceptibles, rendant d'autant plus urgent la mise en place de mesure de gestion de ces risques.

Cette publication représente une autre contribution au dialogue mondial sur l'évolution des conditions météorologiques dans un contexte de changements climatiques. Ce qui est clairement évident dans cette étude à long terme, c'est que les pertes liées aux événements climatiques sont à la hausse.

Les tempêtes dominent les statistiques sur les pertes météorologiques; ils représentent 76% des pertes globales (805 milliards de $ depuis 1980) et - en raison de la pénétration de l'assurance élevé - 89% des pertes sont assurées (454 milliards de $). Les cyclones tropicaux peuvent affecter la quasi-totalité Amérique du Nord et de la côte Est du golfe - surtout si elles se transforment en ouragans. Une raison de l'importance de cette exposition (et donc des pertes potentielles) est la concentration de personnes et des biens sur la côte associé à des vulnérabilités de plus en plus élevées. Ces dernières années ont montré que non seulement les vents forts mais aussi les risques liés aux marée de tempêtes avaient un très fort potentiel de dommages. Le 24 août 2012 a marqué le 20e anniversaire de l'ouragan Andrew, l'ouragan le plus cher du 20ème siècle, entraînant des pertes de 17 milliards de $ pour le secteur de l'assurance. Cet événement a été considéré comme un déclencheur. Après Andrew, les codes du bâtiment américains ont été renforcées et l'industrie de l'assurance a présenté des modèles de risques complexes visant à mieux cerner les expositions, tout en appelant à des mesures de prévention renforcés. Ainsi, si un événement de type Andrew se reproduisait aujourd'hui dans la même région, les pertes normalisées serait probablement plus faible.

L'étude porte une attention particulière aux orages qui représentent, avec les cylones tropicaux, le danger le plus important pour l'industrie de l'assurance aux États-Unis. Entre 1980 et 2011, 43% des pertes assurées (180 milliards de $) ont été causés par des orages violents et cette tendance est en hausse constante depuis 40 ans. L'étude identifie deux principaux moteurs de cette tendance : l'étalement urbain qui démultiplie les valeurs potentiellement exposées aux effets des orages et l'évolution des conditions climatiques générales marquées par une fréquence accrue des phénomènes convectifs.

Bien que l'exposition aux inondations soit en augmentation, le contrôle des inondations et les mesures de protection qui sont mises en place limite l'augmentation des pertes liées à cet aléa. Ainsi, sans les structures de gestion et de contrôle des inondations, le coût de l'inondation de 2011 sur le Mississippi, environ 5 milliards de $, se serait élevé à plus de 100 milliards de dollars US.

D'autres événements, comme les vagues de chaleur, les sécheresses et les incendies de forêt ont contribué pour 15% (160 milliards de $ US) dans les pertes globales liées aux phénomènes météorologiques extrêmes. Les sécheresses représentent plus de la moitié des pertes. D'après les modèles, le changement climatique modifiera l'apparition de conditions climatiques favorables aux vagues de chaleur et au sécheresses. Le potentiel de perte des sécheresses et des vagues de chaleur est souvent sous-estimée, car leur impact n'est ressenti que progressivement, mais affecte tous les secteurs : les ménages privés, les infrastructures et surtout l'agriculture et ce, sur un immense territoire. En plus de cela, les longues périodes de sécheresse créent des conditions idéales pour l'apparition et la propagation des feux de forêt. Près des deux tiers de la superficie cultivée a été affectée par la sécheresse en 2012, qui a été parmi les événements les plus extrêmes des 50 à 100 dernières années. correspondre bien aux modèles qui prévoient un changement des conditions météorologiques favorables à la formation des cellules orageuses importantes.

Le chef de l'Unité de recherche Geo risques, le professeur Peter Hoppe, a déclaré: «Selon toute vraisemblance, nous devons considérer ce résultat comme une première empreinte sur le changement climatique dans nos données sur les pertes américaines au cours des quatre dernières décennies passées. Les premiers effets du changement climatique sont déjà perceptibles, rendant d'autant plus urgent la mise en place de mesure de gestion de ces risques.

Cette publication représente une autre contribution au dialogue mondial sur l'évolution des conditions météorologiques dans un contexte de changements climatiques. Ce qui est clairement évident dans cette étude à long terme, c'est que les pertes liées aux événements climatiques sont à la hausse.

Source : Munich Ré

http://www.catnat.net/veille-catastrophes/changements-climatiques/14972-le-changement-climatique-est-d%C3%A9j%C3%A0-visible-dans-toute-l-europe

Le changement climatique est déjà visible dans toute l'Europe

Publié le 22 novembre 2012.

 

Le changement climatique est déjà visible dans toute l'Europe et pourrait y renforcer les inégalités économiques, prévient l'Agence européenne de l'environnement (AEE) dans un rapport publié hier.

Comme le montre le rapport intitulé «Climate change, impacts and vulnerability in Europe 2012» (Changement climatique, impacts et vulnérabilité en Europe), on a observé en Europe des températures moyennes plus élevées, ainsi qu'une diminution des précipitations dans les régions méridionales et une augmentation de ces dernières en Europe du Nord. La calotte glaciaire du Groenland fond, de même que les glaces de l’Océan Arctique et de nombreux glaciers en Europe. Le manteau neigeux a diminué et une grande partie du permafrost s’est réchauffée.

Ces dernières années, des évènements climatiques extrêmes tels que vagues de chaleur, inondations et sécheresses ont entraîné des dommages de plus en plus coûteux en Europe. Il convient certes de disposer de davantage de preuves pour déterminer la part du changement climatique dans cette tendance, mais l'augmentation des activités humaines dans les zones à risque a été un facteur clé. L'évolution future du climat devrait augmenter cette vulnérabilité, car les évènements extrêmes devraient devenir plus intenses et plus fréquents. Si les sociétés européennes ne s'adaptent pas, le coût des dommages devrait, selon le rapport, s'accentuer.

Le rapport souligne que certaines régions seront moins à même de pouvoir s'adapter au changement climatique que d'autres, en partie à cause des disparités économiques en Europe. Les effets du changement climatique pourraient renforcer ces inégalités.

Comme Mme Jacqueline McGlade, directrice exécutive de l'AEE, l’a déclaré: «le changement climatique est une réalité à l’échelle mondiale, son étendue et sa rapidité deviennent sans cesse plus évidents. Ceci signifie que tous les acteurs de l'économie, y compris les ménages, doivent s'adapter ainsi que réduire leurs émissions.»

 

Observation du changement climatique et projections - quelques résultats clés

La dernière décennie (2002–2011) a été la plus chaude jamais enregistrée en Europe, avec des températures du sol supérieures de 1,3°C à la moyenne de l’ère préindustrielle. Diverses projections modélisées montrent que la température moyenne de l'Europe pourrait être de 2,5 à 4°C plus élevée dans la seconde moitié de ce siècle par rapport à la moyenne enregistrée de 1961 à 1990.

b_250_150_16777215_00___images_stories_images_rechauffement_temp_max_europe_221112.pngLes vagues de chaleur sont plus fréquentes et plus longues, et ont causé des dizaines de milliers de décès au cours de la dernière décennie. Le rapport souligne que l'augmentation prévue de ces vagues de chaleur pourrait accroître le nombre de décès qui en découlent dans les prochaines décennies, à moins que les sociétés ne s'adaptent. En revanche, le nombre de décès causés par le froid devrait diminuer dans de nombreux pays.

Si les précipitations diminuent dans les régions méridionales, il est établi dans le rapport qu'elles augmentent en Europe septentrionale. Ces tendances devraient se poursuivre. Le changement climatique devrait augmenter la fréquence des débordements des cours d’eau et rivières, surtout dans le nord de l'Europe, car l'augmentation des températures intensifie le cycle de l'eau. Il est cependant difficile de discerner l'influence du changement climatique dans les données historiques concernant les inondations dans le passé.

L'assèchement des cours d’eau et rivières semble être devenu plus sévère et fréquent en Europe méridionale. Le débit minimal devrait diminuer notablement en été en Europe du Sud, mais aussi dans d'autres régions de l'Europe, à divers degrés.

L'Arctique se réchauffe plus vite que les autres régions. En 2007, 2011 et 2012, on a enregistré une diminution très importante des glaces de l’Océan Arctique, environ la moitié de l'étendue minimale constatée dans les années 1980. La fonte de la calotte glaciaire du Groenland a doublé depuis les années 1990, avec une perte annuelle moyenne de 250 milliards de tonnes de 2005 à 2009. Les glaciers des Alpes ont perdu environ les deux tiers de leur volume depuis 1850 et cette tendance devrait se poursuivre.

Le niveau des mers s'élève, ce qui augmente le risque d'inondations côtières lors de tempêtes. Le niveau moyen des mers a augmenté de 1,7mm par an au cours du XXe siècle, et de 3mm par an au cours des dernières décennies. Les projections varient énormément, mais il est probable que la montée du niveau des mers au cours du XXIe siècle dépassera celle du siècle précédent. Cependant, l'augmentation du niveau des mers sur les côtes européennes varie, par exemple selon le mouvement isostatique à l’échelle locale.

Il est souligné dans le rapport qu'outre les impacts résultant de la chaleur, d'autres effets sur la santé humaine sont également importants. Le changement climatique intervient dans la propagation de certaines maladies, il permet par exemple à la tique Ixodes ricinus de se développer plus au nord, et le réchauffement pourrait aider certains moustiques et phlébotomes vecteurs de maladies infectieuses à mieux s'adapter à certaines régions d'Europe. La saison des pollens est plus longue et commence 10 jours plus tôt qu'il y a 50 ans, ce qui affecte également la santé humaine.

De nombreuses études ont constaté d'importants changements dans les caractéristiques des végétaux et des animaux. Par exemple, la floraison des plantes survient plus tôt dans l'année, tout comme le développement du phytoplancton et du zooplancton dans les eaux douces. D'autres animaux et végétaux migrent vers le nord ou en altitude car leur habitat se réchauffe. Mais la vitesse de migration de bien des espèces est insuffisante par rapport à celle du changement climatique, ce qui pourrait conduire à leur disparition.

Si l'Europe du Sud devrait disposer de moins d'eau pour l'agriculture, les conditions pourraient s'améliorer dans d'autres régions. Pour certaines cultures, la saison de croissance s'est allongée en Europe et cette évolution devrait se poursuivre, selon les projections, parallèlement à l'expansion de cultures de saison chaude sous les latitudes plus septentrionales. Cependant, les rendements devraient diminuer pour certaines cultures en raison des vagues de chaleur et des sécheresses en Europe centrale et du Sud.

Avec l'augmentation des températures, la demande de chauffage a également diminué, ce qui permet des économies d'énergie. Cependant, ce facteur doit être comparé avec l'augmentation de la demande d’énergie pour la climatisation durant les étés plus chauds.

 

Source : AEE

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Forts orages de grêle et inondations en Afrique du Sud : 10 morts

Publié le 9 décembre 2012.

Un orage de grêle dévastateur a frappé dans la nuit de dimanche à lundi certaines régions de l'Afrique du Sud. Plus de 300 familles se sont retrouvées sans abri après que leurs maisons aient été gravement endommagées par les énormes grêlons. Ceux-ci ont localement atteint le diamètre de balle de tennis dans les villes de Ladysmith et Estcourt.

Les témoins ont rapporté que les grêlons ont entraîné la destruction presque totale des toitures de nombreuses maisons dans la région.

Beaucoup de maisons ont également été inondées, les fenêtres des chambres et des voitures détruites.

Dans la région du Kwala Zulu Natal, de fortes pluies orageuses ont fait 10 victimes. 2 personnes ont trouvé la mort à Umlazi, 6 à Chatsworth et un à KwaDabeka et Mzinto.

  

Source : AP

 

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