QUAND LES SCIENTIFIQUES ET LES ARCHEOLOGUES NE VEULENT PLUS DE DIEU : TROP DE GUERRES

COMMENTAIRES PERSONNELS :

AVANT QUE YAHWEH ILOHIM IL CHADDAÏ me demande d'écrire le "LIVRE OUVERT DE LA 6ème trompette de l'Apocalypse de Saint Jean, Le LIVRE QUI VOLE, dans mes recherches, je me suis aperçue que le monde scientifique, et les archéologues AFFIRMAIENT QUE : CONCERNANT L'ANCIEN TESTAMENT : ILS N'AVAIENT RIEN RETROUVé, AUCUNE PREUVE D'EXISTENCE NI DE DéLUGE, NI DE DAVID, NI DE SALOMON, ENCORE MOINS D'ABRAHAM, ETC. RIEN, TOUT CELA N'EXISTAIT PAS.

Non pas qu'ils ne trouvaient rien, mais d'après mes lectures, j'ai pu lire, que ILS AVAIENT DéCIDé QUE DIEU N'EXISTE PAS, CAR AU NOM DE DIEU ET DE LA RELIGION, IL Y A EU TROP DE GUERRES.

Et les explications de DARWIN TOMBAIENT à PIC, pour éradiquer LA RELIGION DE L'ESPRIT DES HOMMES, ET VIVRE DANS DES SOCIéTéS ATHéES.

Et hier, j'ai parlé avec une personne qui me disait  que LA VéRITé EST QUE LES TEXTES SUMMéRIENS DE ENLIL ET ENKI, SONT ANTéRIEURS AUX ECRITURES DES RéVéLATIONS DE YAHWEH PAR SES PROPHèTES, ET QU'ILS EXPLIQUAIENT LA MÊME CHOSE, LE DéLUGE DE NOE, BIEN AVANT QUE CELA SOIT, DONC REPRIS PAR LES HéBREUX.

ET QUE L'HOMME A été créé DANS UN LABORATOIRE POUR ÊTRE DES ESCLAVES TRAVAILLEURS, ET QUE C'EST EUX QUI AVAIENT créés L'HOMME. ET MÊME, ILS ONT DéCRIT LES PLANèTES, LA FORMATION DE LA CRéATION DE LA TERRE.

LES RAISONS POUR LESQUELS, JE M'OPPOSE à TOUT CELA EN BLOC.

1° Les fils de Ilohim virent que les filles des hommes étaient belles, ils donnèrent naissance aux GéANTS. CELA EST EXACT, CAR YAHWEH, nous le révèle dans la GENESE, DONNéE à MOÏSE, DANS LA NUEE LUMINEUSE.

2° Après le déluge, les hommes sont dispersés à partir de BABEL, BABYLONE. Cela est exact. 

3° DANS LE LIVRE D'HENOCH, CITé DANS LES ECRITURES DE LA NOUVELLE ALLIANCE PAR UN DES DISCIPLES DE YECHOUAH, NOUS POUVONS LIRE QUE NOE DEMANDAIT : mais que se passe-t-il sur la terre, ILS SONT EN TRAIN DE LA DéTRUIRE.

Donc, comment sont-ils arrivés à menacer la terre, par les expériences chimiques, tout comme aujourd'hui, car ceux-là descendaient des cieux, les anges rebelles qui prirent des femmes, PAR CONSéQUENT J'ESTIME QUE TOUT COMME AUJOURD'HUI, LES DATATIONS AU CARBONE 14, SONT FAUSSéES PAR LA POLUTION, DE L'EPOQUE.

J'ai déjà parlé de la FIABILITé DU CARBONE 14, ET IL S'AVèRE QU'EN CAS DE POLLUTION, LES RéSULTATS SONT FAUSSéS à PLUS OU MOINS 10 MILLIARDS D'ANNéES!

QUAND ON ANALYSE AU CARBONE 14, UN ARBRE D'AUJOURD'HUI, DE NOTRE éPOQUE, à CAUSE DE LA POLLUTION, IL EST DATé D'IL Y A DES MILLIARDS D'ANNéES ! ALORS INDUIRE TOUTE L'HUMANITé DANS L'ERREUR ET L'éGAREMENT EST GRAVE DE CONSéQUENCE, ET ILS FERAIENT BIEN D'ÊTRE PLUS HUMBLES DANS L'AVENIR, QUANT à LEURS AFFIRMATIONS REMPLIES D'ASSURANCE ET DE FIABILITé !!

OR, HENOCH SE PLAINT QUE LA TERRE EST MENACéE, OR NOUS SAVONS QU'ILS CONNAISSAIENT LA CHIMIE, DONC J'ESTIME QUE LA TERRE A été POLUéE, TOUT COMME AUJOURD'HUI, à L'EPOQUE, POUR CELA, LES TEXTES DES SUMMERIENS SONT SOIT-DISANT ANTéRIEURS AUX ECRITURES QUE YAHWEH ILOHIM IL CHADDAÏ, révéla DANS LA NUEE à MOÏSE, ET AUX PROPHèTES APRèS LUI.

MAINTENANT, à PARTIR DU TRAVAIL QUE YAHWEH ILOHIM M'A DEMANDé DE RéALISER POUR INSTRUIRE L'HOMME ET LA PRéSENCE DES NUEES LUMINEUSES, LES SCIENTIFIQUES COMMENCENT à PEINE à SE DIRE CROYANTS, ET LES ARCHEOLOGUES TROUVENT DES PREUVES à L'INFINI.

DE PLUS, LE ENLIL et LE ENKI, POUR DES GRANDS CRéATEURS, QUAND LE DéLUGE ARRIVA, ILS PARTIRENT, ET ALLèRENT SE CACHER COMME DES CHIENS, ET PASSèRENT UN MAUVAIS MOMENT, POUR DES CRéATEURS. ENLIL était UN SERVITEUR DE YAHWEH IL CHADDAÏ AL ILAH, MAIS YAHWEH LES A REJETé QUAND ILS SE SONT REBELLéS, ET ILS révélèrent AUX HOMMES DES SECRETS.

IL Y A QUELQUES ANNéES D'ICI, QUAND J'AI FAIT DES RECHERCHES SUR LE DéLUGE : IL N'AVAIT PAS EXISTé.

MAIS QUAND J'AI CHERCHé ELéVATION DES MERS, Là, LES EAUX AVAIENT RECOUVERTS LES MONTAGNES ET Y AVAIENT LAISSé DES SéDIMENTS.

ET EN CE QUI CONCERNE DARWIN, DANS LE LIVRE DE LA SAGESSE, YAHWEH RéVèLE PAR SALOMON, QUE DES ANIMAUX TERRESTRES éTAIENT DEVENUS AQUATIQUES, ET QUE DES ANIMAUX AQUATIQUES DEVINRENT TERRESTRES. MAIS LES PAÏENS ENLEVèRENT LES ECRITURES DE LA SAGESSE DE SALOMON DES CANNONS DES ECRITURES, ET NOUS DONNèRENT L'ECCLESIASTE (UN FAUX DE SALOMON DéPRESSIF).

IL EST GRAND TEMPS QUE LE MONDE ET LA COMMUNAUTé DES SCIENTIFIQUES ET DES ARCHEOLOGUES ET DES RESPONSABLES DES NATIONS SE RéVEILLENT, CAR ILS RISQUENT TOUS D'ÊTRE EMPORTéS, COMME CEUX QUI FURENT EMPORTéS NON PAS AU DéLUGE DE NOE, MAIS à L'ELéVATION DES MERS, SELON LEURS AFFIRMATIONS.

PAR CONTRE, ILS ONT RAISON, QUE PAR LES INTERPRéTATIONS HUMAINES DE LA PAROLE DE YAHWEH IL CHADDAÏ AL ILAH, LES HOMMES SE SONT FAIT LA GUERRE ET ONT VERSé LE SANG.

AU MINIMUM, TOUS LES HOMMES SONT SOUS L'ALLIANCE NOACHIQUE, L'ALLIANCE QUE YAHWEH ILOHIM FIT AVEC NOE POUR TOUS LES HABITANTS DE LA TERRE.

IL SERA DEMANDé COMPTE DU SANG VERSé DE L'HOMME PAR L'HOMME. SANS AUCUNE EXCEPTION.

LA RèGLE D'OR : NE JAMAIS ÊTRE à L'ORIGINE DU COMBAT, L'HOMME NE PEUT QUE SE DéFENDRE CONTRE L'AGRESSION ! ET C'éTAIENT BIEN DES GéANTS, LES ANAQIM ET LES REPHAÏM QUI HABITAIENT AUPARAVANT DANS LES RéGIONS, CAR LES HOMMES éTAIENT COMME DES SAUTERELLES !

PAR EXEMPLE : JOSEPH EN EGYPTE LES SEPT EPIS MAIGRES ET LES 7 VACHES MAIGRES.

http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A8le_de_la_famine

File:Famine stela.jpg

La stèle de la famine est une inscription située sur l'île de Séhel sur le Nil près d'Assouan,

qui parle d'une période de sept ans de famine

durant le règne de Djéser (IIIe dynastie).

L'inscription a été découverte en 1889 par Charles Edwin Wilbour.

Contenu

Le texte1 décrit comment le roi est en colère et inquiet, comment la terre d'Égypte est en proie à une sécheresse de sept ans, période pendant laquelle le Nil n'a pas inondé les terres à proximité. Djéser demande aux prêtres de son ministre Imhotep de l'aide. Ils décident d'enquêter dans les archives du temple de Thot à Hermopolis. Un prêtre informe le roi que la crue du Nil est contrôlé par le « Seigneur des sources du Nil », Khnoum à l'île Éléphantine, dans le sud de la vallée : le dieu Khnoum est en colère, et pour cette raison, il ne permet pas aux eaux du Nil de couler correctement. Djéser ordonne d'offrir des offrandes pour tenter d'apaiser le dieu. Dans la nuit suivante, le roi a un rêve dans lequel il voit Khnoum, qui promet la fin de la famine. Le roi émet alors un décret qui accorde au temple de Khnoum à Éléphantine la région entre Assouan et Takompso avec toutes ses richesses, ainsi que d'une part de l'ensemble des importations en provenance de la Nubie2.

Extrait du texte

« L'an 18 de l'Horus Netjerikhet, le roi de Haute et Basse Égypte Netjerikhet, Celui des Deux Maîtresses Netjerikhet, l'Horus d'Or Djéser (il parle :) « J'étais dans l'affliction sur mon grand trône, et ceux qui sont dans le palais étaient dans la tristesse. Mon cœur était dans une si grande peine, car le Nil n'était pas venu à temps pendant une durée de sept ans. Le grain était peu abondant, les graines étaient desséchées, tout ce qu'on avait à manger était en maigre quantité »... »

« Alors je me suis plu à me retourner vers le passé et j'interrogeai un homme du personnel de l'Ibis, le chef des prêtres-lecteurs, Imhotep. « En quel endroit naît le Nil ? », lui demandai-je, « quel dieu s'y repose, pour qu'il me seconde ? » (Imhotep répondit :) « Il y a une ville au milieu de l'eau ; le Nil l'entoure. Son nom est Éléphantine ; Khnoum est là, comme dieu. »... »

— Traduction Paul Barguet3.

Datation

La stèle de la famine a probablement été sculpté au cours de l'époque ptolémaïque 

(probablement durant le règne de Ptolémée V Épiphane,

mais prétend relater des événements datant de l'époque de Djéser durant la IIIe dynastie.

Certains égyptologues pensent qu'il s'agit bien d'un décret émis par le véritable Djéser,

d'autres pensent qu'il s'agit d'une fiction2.

L'inscription fut même considérée

comme un faux commis à cette époque

par le clergé de Khnoum

pour s'assurer des revenus en se référant à un roi de la nuit des temps.

Même si cette stèle demeure une source douteuse pour des événements datant du xxviie siècle avant notre ère, elle apporte une précision concernant Djéser : on y appelle le roi non seulement du nom connu par les listes royales, mais aussi par son nom d'Horus, « Netjerikhet », ce qui permet de mettre en relation avec Djéser les monuments inscrits seulement au nom de Netjerikhet.

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GENESE 42: 14 

QUE IL-CHADDAÏ vous accorde

les faveurs de cet homme, afin qu'il laisse revenir avec vous votre autre frère, ainsi que Benjamin! Pour moi, si je dois être primé de mes enfants, que j'en sois privé"!

15 Les hommes prirent ce présent, et ils emportèrent de l'argent au double, ainsi que Benjamin; et, s'étant levés, ils descendirent en Egypte et se présentèrent devant Joseph.

16 Dès que JOSEPH vit Benjamin avec eux, il dit à son intendant : "Fais entrer ces gens dans la maison, abats et prépare de la viande, car ces gens mangeront avec moi à midi".

17 Cet homme fit ce que Joseph avait ordonné, et il conduisit ces gens dans la maison de Joseph. 18 Pendant qu'on les conduisait à la maison de Joseph, les hommes eurent peur, et ils dirent : C'est à cause de l'argent rapporté l'autre fois dans nos sacs qu'on nous emmène; c'est pour nous assaillir, tomber sur nous,

 NOUS PRENDRE COMME ESCLAVES avec nos ânes".

16 Juda répondit : "Que dire à mon adonaï? Comment parler? comment nous justifier? Ilohim a trouvé l'INIQUITé DE TES SERVITEURS. Nous VOICI ESCLAVES de mon adonaï, nous et celui chez qui s'est trouvée la coupe". 17 Et Joseph dit : "Ilohim me garde de faire cela! L'homme chez qui la coupe a été trouvée sera MON ESCLAVE; et vous, remontez en paix vers votre père".

32 Mais ton serviteur a répondu de l'enfant au départ de mon père; il a dit : Si je ne le ramène pas auprès de toi, je serai coupable envers mon père à tout jamais. 33 Permets donc que ton serviteur RESTE à LA PLACE DE L'ENFANT COMME ESCLAVE de mon adonaï et que l'enfant remonte avec ses frères.

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GENESE 47 : 13 ADMINISTRATION DE JOSEPH PENDANT LA FAMINE.

LES EGYPTIENS DEVIENNENT DES SERFS, DES ESCLAVES QUI DONNENT UN CINQUIèME DE LEURS REVENUS à PHARAON. A PART, LES ESCLAVES QUE LES EGYPTIENS AVAIENT CHEZ EUX.

13 Il n'y avait plus de pain dans tout le pays, car la famine était très grande; le pays d'Egypte et le pays de Canaan étaient épuisés à cause de la famine.

14 Joseph draina tout l'argent qui se trouvait dans le pays d'Egypte et dans le pays de Canaan, par la vente du blé qu'il leur vendait, et il fit entrer cet argent dans la maison de Pharaon.

15 Quand il n'y eut plus d'argent dans le pays d'Egypte et dans le pays de Canaan,

tous les Egyptiens

vinrent à Joseph, en disant : "Donne-nous du pain ! Pourquoi mourrions-nous en ta présence, parce que nous sommes à bout d'argent"?

16 Joseph dit : "Amenez vos troupeaux, et je vous donnerai du pain en échange de vos troupeaux, puisque vous êtes à bout d'argent".

17 Ils amenèrent leurs troupeaux à Joseph, et Joseph leur donna du pain en échange des chevaux, des troupeaux de moutons et de boeufs, et des ânes. Il leur fournit du pain cette année-là en échange de tous leurs troupeaux.

18 Cette année écoulée, ils vinrent à Joseph l'année suivante et lui dirent : "Nous ne cacherons pas à mon adonaï que l'argent est épuisé et que les troupeaux de bétail ont été livrés à mon adonaï; il ne reste devant mon adonaï que nos corps et nos terres.

19 Pourquoi mourrions-nous sous tes yeux, nous et nos terres?

Achète-nous, ainsi que nos terres, pour du pain, et nous serons, nous et nos terres,

SERFS DE PHARAON; et donne-nous de quoi semer, afin que nous vivions et ne mourions pas, et que nos terres ne soient pas désolées".

20 Joseph acquit toutes les terres de l'Egypte pour Pharaon,

car les EGYPTIENS vendirent leur champ, parce que la famine les pressait,

et LE PAYS DEVINT LA PROPRIéTé DE PHARAON.

21 Il fit passer le peuple dans les villes, d'un bot à l'autre du territoire de l'Egypte.

22 IL N'Y EUT QUE LES TERRES DES PRÊTRES QU'IL N'ACQUIT PAS; CAR LES PRÊTRES RECEVAIENT DE PHARAON UN REVENU, et ils vécurent du revenu que Pharaon leur assignait : c'est pourquoi ils ne vendirent point leurs terres.

23 Joseph dit au peuple : "Je vous ai acquis aujourd'hui avec vos terres pour PHARAON. Voici pour vous de la semence, ensemencez la terre.

24 A la récolte, vous donnerez le cinquième à Pharaon, et vous aurez les quatre autres parties pour ensemencer vos champs et pour vous nourrir, vous et ceux qui sont dans vos maisons, et pour nourrir vos enfants".

25 Ils dirent : "Nous te devons la vie ! Que nous trouvions grâce auprès de mon adonaï, et NOUS SERONS ESCLAVES DE PHARAON".

26 Joseph fit de cela UNE LOI, QUI SUBSISTE JUSQU'à CE JOUR, et en vertu de laquelle le cinquième du produit des terres d'Egypte revinet à Pharaon; SEULES LES TERRES DES PRÊTRES NE SONT PAS à LUI.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Servitude_dans_l'%C3%89gypte_antique

Servitude dans l'Égypte antique

 
 

Si les spécialistes s'accordent pour dire que l'esclavage, tel qu'il se pratiqua dans la Grèce antique, n'a pas existé en Égypte avant la période ptolémaïque, c'est-à-dire, avant l'invasion grecque, certaines formes de servitudes existaient néanmoins dans la civilisation égyptienne comme:

  • La corvée, imposée à tous pour les grands travaux tels que l'entretien des canaux d'irrigation ou la construction de grands monuments ; pendant la période où, chaque année, la crue du Nil empêchait tous travaux agricoles, c'était aussi sans doute une façon d'occuper la population et d'éviter les dérives auxquelles peut conduire le désœuvrement ;
  • Les condamnations de droit commun qui se traduisaient dans certains cas par des travaux forcés ; cet état pouvait, dans certains cas, se transmettre à la génération suivante.

Outre le fait que le régime quotidien était moins dur que dans d'autres civilisations, les serviteurs avaient une personnalité juridique et pouvaient posséder un capital.

Image d'une Égypte esclavagiste

L'image d'une Égypte employant une multitude d'esclaves à la construction de leurs monuments est née dès l'Antiquité et subsiste encore de nos jours (à travers notamment les péplums des années 1960). Avant la naissance de l'égyptologie au xviiie siècle, l'Égypte antique n'était connue qu'à travers les récits des auteurs Grecs (HérodoteDiodore, etc.) - pour qui une société ayant produit de telles œuvres monumentales ne pouvait s'imaginer sans esclavage- et par les rédacteurs hébreux de la Bible qui, selon Damiano-Appia, avaient « besoin de créer un arrière-plan historique capable de renforcer l'identité culturelle de leur peuple »1.

Certains auteurs2 considèrent que les premières traces d'esclavage seraient apparues au début de la XVIIIe dynastie (-1550 / -1295)3. La détention d'esclaves proviendrait de captifs de guerre que le pharaon aurait donné comme butins ou récompenses aux soldats et généraux vainqueurs ou à d'autres personnages importants4Les premières ventes d'esclaves, quant à elles, auraient émergé au cours de laXXVe dynastie (-800 / -600)5,6. D'autres auteurs datent l'apparition de l'esclavage dans l'Égypte antique de l'invasion grecque menée par Alexandre le Grand (-332) et du début de la Dynastie des Ptolémées (-305).

Réalité plus égalitaire

Bernadette Menu7 explique en 2000 :

« La question de l'esclavage dans l'Égypte pharaonique doit être entièrement revue à la lumière de sources élargies : d'une part, l'analyse du discours et de l'iconographie royaux officiels nous permet de mieux appréhender le sort des captifs de guerre ; d'autre part, la réinsertion, dans leur contexte d'archives, de documents juridiques présentés jusqu'à maintenant comme des ventes d'esclaves ou des ventes de soi-même comme esclave, nous autorise à interpréter ces conventions comme des transactions sur le travail salarié. Il résulte de cet examen que les dépendants (hemou, bakou) sont des hommes libres, intégrés dans les rouages politico-économiques de l'État, jouissant d'une mobilité à la fois géographique et statutaire, et disposant des mêmes droits et des mêmes devoirs que l'ensemble de la population8. »

En ce qui concerne plus précisément les droits des dépendants-hemou (ou bakou), ceux-ci :

«  disposaient en effet d'un état civil, de droits familiaux et patrimoniaux ; ils pouvaient contracter, ester et tester en justice9, et ils étaient même fiscalement responsables, ce qui élimine d'emblée tout statut d'esclave les concernant. Les prétendus contrats de « ventes d'esclaves » que l'on rencontre à la basse époque sont, si l'on rapproche ces transactions de leur contexte archivistique, des cessions portant sur du travail et des services temporaires, préalablement évalués et quantifiés et pouvant aussi faire l'objet d'unusus transmissible dans le cadre des successions (...) L'exclusion qui caractérise l'esclavage n'a pas sa raison d'être dans une société qui pratiquait au contraire l'intégration à tous les niveaux. La pratique du système de la corvée —à laquelle était soumise la population dans son ensemble— permettait l'obtention périodique de journées de travail au bénéfice de l'État, de l'administration ou des temples, et rendait par là inutile le recours à l'institution de l'esclavage10. »

Les captifs de guerre, quand ils ne sont recrutés comme hommes dépendants mais libres dans les temples, l'armée ou l'administration, sont placés comme domestiques chez des particuliers ; ils peuvent être utilisés dans les grands travaux (qui nécessitent une haute technicité).

Selon le Dictionnaire de l'Antiquité : « On proposera11 du droit pharaonique la définition suivante : un ensemble de règles communautaires, coutumières et jurisprudencielles, sur lequel s'est affirmée l'autorité royale émanant du pouvoir théoriquement exclusif, maintenu et garanti par le rite, d'un roi-dieu sur la terre et sur les habitants d'Égypte. Le concept de maât12 cristallisant ce droit qui repose sur l'équité. » Bernadette Menu ("Maât. L'ordre juste du monde") propose de Maât la définition suivante : l'ensemble des conditions (ordre, victoire, justice, équité, prospérité ...) qui font naître et qui renouvellent la vie ; l'ordre source de vie.

À titre d'illustration, voici un texte de l'Ancien Empire :

« Voyez, les servantes ont maintenant un libre langage, lorsque la maîtresse parle, les domestiques n'en ont garde ! Voyez, celle qui n'avait même pas une boîte, elle possède maintenant un coffre, et celle qui ne pouvait se regarder que dans l'eau, elle possède maintenant un miroir.  »

Il arrivait aussi qu'une servante épousât un homme de la famille qui l'employait ou d'une autre famille ; à cette occasion les maîtres lui constituaient une dot. Le cas inverse pouvait aussi arriver, une femme libre épousant un serviteur.

Corvée et grands travaux

La découverte de baraquements et d'un cimetière civil à proximité des pyramides de Khéphren et Mykérinos conforte l'idée selon laquelle les ouvriers bâtisseurs étaient majoritairement des Hommes, certes soumis à une corvée annuelle (durant la crue du Nil), mais libres et respectés13.

Les grands travaux étaient faits par des hommes libres. Les ouvriers de Deir el-Médineh (occupé de -1600 à -1100 env.), bâtisseurs de la vallée des rois n'étaient pas des esclaves, mais des petits fonctionnaires choyés par le pharaon et bénéficiant d'un logement individuel, employés et entretenus par le pharaon. Un texte de Ramsès II (-1305 / -1213 env.), adressé aux ouvriers de la région d'Héliopolis décrit leur situation et les avantages dont ils bénéficiaient14 et, ne laisse aucun doute sur la façon dont ces ouvriers étaient choyés.

La grève des ouvriers de Deir el-Médineh en l'an 29 de Ramsès III, relatée dans les documents, est restée célèbre. Les 20 000 ouvriers bâtisseurs de la pyramide de Khéphren, détenteurs d'une technicité très avancée, n'avaient rien d'esclaves et étaient bien traités15.

Un dessin16 relevé par Champollion dans la tombe du vizir Rekhmirê (env. -1450 / -1400) montre un groupe d'ouvriers sémites fabriquant de concert avec les ouvriers égyptiens des briques et construisant un mur. Ce dessin est interprété comme démontrant l'égalité de statut entre les deux groupes et l'absence d'esclavage en Égypte antique. Christiane Desroches Noblecourt, médaille d'or du CNRS, souligne ce point depuis l'exposition Toutânkhamon dont elle était l'organisatrice, à Paris en 1967, sans parvenir à le faire prendre en compte par le grand public.

Les ouvriers de Deir el-Médineh ou d'Héliopolis sont une élite, ils sont représentatifs des bâtisseurs des grands travaux (les ouvriers du pharaon), mais ils ne sont pas représentatifs de la grande masse des paysans qui constituent l'Égyptien moyen.

SUITE !!



















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